Macro-économie / Taux / Swiss Re / coûts / Assurance / changement climatique
Macro-économie / Taux
Swiss Re / coûts / Assurance / changement climatique
Le climat pèse déjà sur la croissance mondiale / Son impact menace de devenir encore plus grand
Prévenir plutôt que guérir. C’est la voie préconisée par Swiss Re pour faire face au risque climatique. Jérôme Jean Haegeli, économiste en chef du groupe suisse, juge que plus " les risques liés au changement climatique seront évalués avec précision, plus il y aura de chances que les investissements nécessaires soient effectivement réalisés". Le coût des quelques risques météorologiques auxquels est consacrée la dernière publication du réassureur donne une idée des montants concernés. Rien que pour les États-Unis ce sont 97 milliards de dollars par an, le plus gros montant en terme absolu, qui sont évoqués. Au niveau agrégé, il est évoqué des pertes mondiales annuelles de près de 200 milliards de dollars.
Les coûts sont d’autant plus inquiétants que Swiss Re rappelle qu’il "ne s’agit que de la limite inférieure des pertes économiques potentielles, car l’étude ne couvre pas tous les risques météorologiques (par exemple les vagues de chaleur) et ne prend en compte que les pertes matérielles ". L’avenir n’est guère plus réjouissant, en raison de changements climatiques augmentant l’intensité des événements météorologiques, il est jugé que "les pertes potentielles vont probablement s’accroître".
Mettre la main à la poche
Une situation qui ne laisse guère de choix pour minimiser les coûts, ces derniers sont notamment évalués à 0,22 % de son PIB annuel pour la Chine et 0,20 % dans le cas de l’Inde. Alors que les aléas climatiques frappent de manière différente chaque État, allant jusqu’à 3 % du PIB dans le cas des Philippines, il n’en demeure pas moins que la "part des pertes dans le PIB de chaque pays dépendra de l’adaptation future, de la réduction des pertes et de la prévention ".
Les équipes de Jérôme Jean Haegeli ont identifié que "les économies asiatiques à croissance rapide comme la Thaïlande, la Chine, l’Inde et les Philippines sont les plus vulnérables" face à une hausse des aléas climatiques. Des pays qui peuvent réduire ce risque en travaillant à réduire leurs lacunes importantes en matière de protection par l’assurance ou encore en étant plus réactifs sur la mise en place de mesures d’atténuation des pertes et d’adaptation.
Tous azimuts
Les gouvernants feraient bien de préparer leurs nations face à tous les risques possibles. Swiss Re évoque certes que " le risque d’inondation devrait s’intensifier à l’échelle mondiale", mais également que les cyclones tropicaux demeurent "le principal facteur de pertes économiques liées aux conditions météorologiques aux États-Unis, ainsi qu’en Asie de l’Est et du Sud-Est" et que " les orages violents représentent également une part importante des pertes économiques ".
Les pistes évoquées pour y faire face et réduire les pertes sont tout aussi nombreuses allant de l’application des codes de construction, à l’amélioration de la protection contre les inondations en passant par une vigilance renforcée sur l’installation dans les zones sujettes aux risques naturels. On notera cependant que les pays européens semblent quelque peu épargnés pour le moment, seuls deux d’entre eux figurent parmi les dix premiers sur les trente-six pays présents dans le classement. Il s’agit de la Suisse avec un coût équivalent à 0,19 % de son PIB et de l’Autriche avec un chiffre de 0,25 %. L’Hexagone se classe au 12ème rang avec une perte associée de 0,14 % chaque année.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

