WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne
monde; Irena;

Macro-économie / Taux / énergies fossiles / énergies renouvelables / coûts

Macro-économie / Taux
énergies fossiles / énergies renouvelables / coûts

Les économies issues du renouvelable pointent le bout de leur nez / Les énergies fossiles seraient de plus en plus coûteuses

Elle s’est fait attendre mais la compétitivité des énergies renouvelables apparaît de plus en plus probante. Un récent rapport de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables estime que 86 % de la capacité renouvelable nouvellement mise en service en 2022 aurait un coût moindre à celui de l’électricité issue de combustibles fossiles.
Éoliennes en mer. Ole Berg-Rusten / NTB / AFP
Éoliennes en mer. Ole Berg-Rusten / NTB / AFP

" Le rapport publié aujourd’hui montre encore une fois que les énergies renouvelables représentent la meilleure option en matière de lutte contre les changements climatiques, car elles permettent aux pays de relever leur niveau d’ambition et de mettre en œuvre des mesures à un coût compétitif." Francesco La Camera, directeur général de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), tire cette conclusion du rapport sur les coûts de la production d’énergie de source renouvelable en 2022. Ses équipes y estiment que "le secteur mondial de l’électricité a économisé 520 milliards de dollars sur le coût des combustibles grâce aux énergies renouvelables".

Il encourage donc les autorités privées et publiques à ne plus simplement voir le choix d’une énergie verte comme une décision politique mais bel et bien comme un choix rationnel à court terme. Sans compter que nombre d’externalités positives induites par les investissements dans le renouvelable ne sont pas aujourd’hui quantifiées ; il s’agit notamment de " la réduction des émissions de CO2 et des polluants atmosphériques locaux [qui] se traduiraient par de substantiels avantages économiques".

L’Irena estime que "sans le déploiement des énergies renouvelables au cours des deux dernières décennies, les répercussions économiques de la hausse du prix des combustibles fossiles en 2022 auraient été bien plus graves, dépassant même la capacité de nombreux gouvernements à les atténuer à l’aide de financements publics".

 

Ne pas perdre de temps

 

L’équation n’est pas cantonnée au seul plan comptable par Francesco La Camera, alors que la COP28 à Dubaï s’approche à grand pas, il a martelé que "si les arguments économiques en faveur des énergies renouvelables sont aujourd’hui convaincants, le monde doit ajouter en moyenne 1 000 GW d’énergie renouvelable par an jusqu’en 2030 pour respecter l’objectif de 1,5 °C, soit plus de trois fois plus que les niveaux de 2022". Pour le directeur général de l’institution, " le temps presse et ne permet pas à un nouveau système énergétique d’évoluer progressivement". Chiffres à l’appui, il argue que les "conséquences de l’inflation des coûts des produits de base et des équipements en 2022 ont été très différentes d’un pays à l’autre".

Malgré cette conjoncture peu favorable, le coût moyen pondéré de l’électricité est annoncé en baisse "de 3 % pour l’énergie solaire photovoltaïque, de 5 % pour l’énergie éolienne terrestre, de 2 % pour l’énergie solaire à concentration, de 13 % pour la bioénergie et de 22 % pour l’énergie géothermique". De quoi couronner une décennie d’efforts durant laquelle "les énergies solaire et éolienne sont devenues compétitives par rapport aux combustibles fossiles, même en l’absence de soutien financier". Le coût moyen pondéré mondial de l’électricité solaire photovoltaïque ressort en baisse de 89 % depuis 2010 et serait nettement moins onéreux que le combustible fossile le moins cher à l’échelle internationale.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article