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Macro-économie / Taux / AIE / OCDE / énergies fossiles

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AIE / OCDE / énergies fossiles

La fin des énergies fossiles se fait attendre

La nécessité d’entamer au plus vite la transition énergétique s'est faite de plus en plus pressante ces dernières années. Voilà cependant que l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et l’Agence internationale de l'énergie (AIE) révèlent que « le soutien aux combustibles fossiles a presque doublé en 2021 ».
Les plateformes pétrolières ont encore de beaux jours devant elles. Marc Morrison/REDUX-REA
Les plateformes pétrolières ont encore de beaux jours devant elles. Marc Morrison/REDUX-REA

"Les subventions aux combustibles fossiles constituent un obstacle à un avenir plus durable, mais la difficulté pour les gouvernements de les supprimer est mise en évidence en période de prix élevés et volatils des carburants", a déclaré Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE, qui a pointé très clairement du doigt la problématique du moment concernant les énergies fossiles. 

Le moins que l'on puisse dire c’est qu’il n’est guère optimiste quant à la possibilité qu’elle se résolve à court terme et pour réussir à trouver une solution sur le moyen terme, il estime qu’une " poussée des investissements dans les technologies et les infrastructures d'énergie propre est la seule solution durable à la crise énergétique mondiale actuelle et le meilleur moyen de réduire l'exposition des consommateurs aux coûts élevés des carburants ".

 

Une reprise non sans coût

 

Les nouvelles données de l'OCDE et de l'AIE montrent que le soutien public global aux combustibles fossiles dans 51 pays du monde entier a presque doublé pour atteindre 697,2 milliards de dollars en 2021, contre 362,4 milliards de dollars en 2020, les prix de l'énergie ayant augmenté avec le rebond de l'économie mondiale.

En outre, les subventions à la consommation devraient encore augmenter en 2022 en raison de la hausse des prix des carburants et de la consommation d’énergie. Le communiqué de presse des deux institutions fait également état de subventions à la consommation qui "devraient encore augmenter en 2022 en raison de la hausse des prix des carburants et de la consommation d’énergie".

 

Les lubies de Moscou

 

Un contexte qui ne s’annonce donc guère réjouissant comme le fait remarquer Mathias Cormann, secrétaire général de l’OCDE, "la guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine a provoqué de fortes hausses des prix de l'énergie et porté atteinte à la sécurité énergétique ". Notamment, le rapport publié table sur des subventions à la consommation qui "devraient encore augmenter en 2022 en raison de la hausse des prix des carburants et de la consommation d’énergie".

S'ajoutent à ce phénomène l'invasion de l'Ukraine et l'embargo sur les ressources russes qui fait flamber le cours des hydrocarbures. L'Organisation des pays producteurs de pétrole continuant à soutenir Moscou, les substituts sont difficiles à trouver et vont d'autant plus renchérir le coût de la transition énergétique.

 

Faites ce que je dit pas ce que je fait

 

Une véritable problématique se pose aussi concernant la capacité des pays avancés à être des exemples pour le reste du globe: l'analyse par l'OCDE des "économies du G20 a montré que le soutien total aux combustibles fossiles a augmenté pour atteindre 190 milliards de dollars en 2021, contre 147 milliards de dollars en 2020". Ce qui s'accompagne d'un soutien aux producteurs qui "a atteint des niveaux jamais vus auparavant dans les efforts de suivi de l'OCDE, à 64 milliards de dollars en 2021 - en hausse de près de 50 % en glissement annuel, et 17 % au-dessus des niveaux de 2019". Il s'agit souvent de soutenir des consommateurs en difficulté mais in fine ça retarde la transition énergétique.

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