Macro-économie / Taux / charbon / énergies fossiles / ESG / transition énergétique
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Parenthèse enchantée pour le charbon / La hausse de son utilisation ne devrait bientôt n'être qu'un souvenir
Encore trois ans. Voilà le délai accordé par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) à la parenthèse dorée du charbon. Si ce dernier a vu sa consommation profiter très largement de la crise énergétique actuelle, il est désormais question que sa consommation reste "stable à ce niveau jusqu'en 2025". Notamment puisque "les baisses sur les marchés matures" devraient être " compensées par une demande toujours robuste dans les économies asiatiques émergentes ".
Keisuke Sadamori, directeur des marchés de l'énergie et de la sécurité à l’AIE, rappelle face à cette situation que " les politiques gouvernementales seront essentielles pour garantir une voie sûre et durable pour l’avenir." Un agenda plus compliqué à prédire tant la question énergétique est éminemment sociale.
Un appétit insatiable
Si l’Europe essaye par tous les moyens de diminuer sa consommation de charbon, l’Asie en est toujours aussi friande. Elle compte parmi ses rangs le plus grand consommateur de la planète : la Chine a conforté son statut de chef de file cette année et ce malgré des "restrictions strictes imposées par le Covid-19 [qui] ont ralenti la demande". Derrière l’Empire du milieu, l’Inde et l’Indonésie figurent dans le trio de tête des producteurs de ce minerai. Une situation qui est vouée à être figée puisqu’alors que le rapport de l’AIE souligne que " malgré les prix élevés et les marges confortables des producteurs de charbon, il n'y a aucun signe d'un afflux d'investissements dans des projets d'exportation de charbon". Elle explique cela par une certaine "prudence des investisseurs et des sociétés minières quant aux perspectives à moyen et long terme pour le charbon", autant de capitaux qui peuvent être alloués à d'autres fins.
Toutes les bonnes choses ont une fin
Si le charbon a soutenu le développement de nombre d’économies, de la révolution industrielle aux pays émergents du XXIe siècle, le coût écologique de son utilisation est de plus en plus décrié. L’AIE avance ainsi que "la demande de charbon devrait diminuer dans les économies avancées au cours des prochaines années, les énergies renouvelables le remplaçant de plus en plus pour la production d’électricité."
Du côté de l’Asie, nombre de pays devraient simultanément augmenter leur recours aux énergies renouvelables et leur usage du charbon. L’institution dirigée par Fatih Birol consacrera en conséquence une attention particulière à la Chine mais également à l’Inde qui " jouera également un rôle important". Keisuke Sadamori affirme néanmoins que "le monde est proche d'un pic d'utilisation des combustibles fossiles, le charbon devant être le premier à décliner, mais nous n'y sommes pas encore."
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