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Publications, Résultats / Vallourec / New Vallourec / Philippe Guillemot

Publications, Résultats
Vallourec / New Vallourec / Philippe Guillemot

Vallourec renaît de ses cendres / Une exécution méthodique de la stratégie pour ouvrir un nouveau chapitre

L’indice avait été semé au début du mois de février lorsque Vallourec avait annoncé que ses résultats de 2023 ressortiraient supérieurs à ses perspectives. Mais voici la nouvelle confirmée. Le spécialiste des tubes en acier sans soudure est pleinement engagé sur les rails de son redressement et est désormais prêt à tourner une page. Au programme : rentabilité, bénéfices, génération de trésorerie et désendettement.
Philippe Guillemot (DR)
Philippe Guillemot (DR)

"L’année 2023 a été une année pivot. Le plan stratégique "New Vallourec", annoncé en 2022, a été exécuté en totalité et marque la naissance d’un nouveau Vallourec". Ce matin, à l’occasion d’une conférence avec les journalistes, Philippe Guillemot n’a pas caché sa satisfaction quant à l’exercice écoulé. Il faut dire que le président-directeur général (P.-D.G.) du spécialiste des tubes en acier sans soudure, arrivé à ses fonctions il y a maintenant près de deux ans, s’était vu confier une mission claire. Le groupe devait nécessairement se réconcilier avec la rentabilité. Et cela au travers de trois leviers que sont la fin des pertes, une stratégie de valeur et le désendettement. Tout cela dans le but de rendre le groupe plus résilient et résistant aux éléments macroéconomiques extérieurs.

Force est de constater que Vallourec a atteint ses objectifs. En 2023, le groupe a enregistré un chiffre d’affaires de 5,1 milliards d’euros, en hausse de 6 % à taux de change constants. L’effet volume a été négatif à hauteur de 14 %, en raison de moindres livraisons du segment Industrie en Europe, tandis que l’effet prix/mix a été positif de + 18 %. "Globalement, l’environnement commercial a été favorable. La demande au Moyen-Orient est forte, au regard des programmes de forage en cours de nos clients aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite et en Irak. Vallourec a aussi remporté de nouveaux contrats significatifs, comme celui avec TotalEnergies en Irak", a souligné Philippe Guillemot.

 

Les bénéfices font leur retour en grâce

 

Au titre de l’année passée, le résultat brut d’exploitation (RBE) s’est quant à lui élevé à 1,2 milliard d’euros (en hausse de 67 %), pour une marge correspondante de 23,4 %. L’année passée, elle ne représentait que 14,6 % du chiffre d’affaires. Une progression à mettre en relation avec une hausse significative du RBE du segment Tubes, notamment en Amérique du Nord où elle a été portée par un effet de prix, ainsi qu’à une amélioration continue de ce même segment en dehors du continent. Mieux, le résultat d’exploitation a bondi entre 2022 et 2023, pour atteindre 859 millions d’euros à fin décembre dernier. Il est à comparer à une perte de 122 millions d’euros enregistrée l’année passée. Et puis Vallourec a renoué avec les bénéfices : alors que le résultat net, part du groupe, s’affichait en perte de 366 millions d’euros en 2022, il a atteint 496 millions d’euros en 2023.

Les objectifs du groupe auront toutefois nécessité certaines prises de décisions ces dernières années. Par exemple, les usines allemandes du groupe ont été fermées en 2022. Le terrain lié à celle de Mülheim a été vendu à la fin de l’année 2023 et la vente du second site de Düsseldorf-Rath suit son cours. Philippe Guillemot l’avait expliqué à WanSquare : la quasi-absence de marché du pétrole et du gaz dans cette région, ainsi que des coûts de production élevés aggravés par la hausse des prix de l’énergie représentaient de lourdes pertes pour le groupe.

 

La dette divisée par deux

 

Voici donc désormais l’empreinte industrielle du groupe simplifiée, avec une production se situant majoritairement aux États-Unis, en Chine et au Brésil. De quoi concentrer, aussi, les investissements sur les actifs les plus performants. Vallourec est par ailleurs parvenu à générer une trésorerie globale de 568 millions d’euros en 2023 (contre - 200 millions d’euros en 2022). Et, point majeur de la stratégie, le désendettement a été poursuivi. La dette nette a été divisée par deux sur un an en ayant été ramenée à 570 millions d’euros. "Nous sommes en bonne voie pour atteindre notre objectif de dette nulle en 2025. Une fois le désendettement terminé, le retour aux actionnaires pourra recommencer", a rappelé le P.-D.G. du sidérurgiste.

"Vallourec tourne la première page de sa renaissance", a-t-il fait valoir, avant de poursuivre : "Nous entrons en 2024 au rythme de sortie de 2023". Pour autant, ces résultats solides n’auront pas vraiment été une surprise. Au début du mois de février, Vallourec avait déjà annoncé que sa publication annuelle serait supérieure à ses propres perspectives. Pour 2024, l’entreprise a donné quelques indications. Le RBE sera "fort", grâce à une bonne performance du segment Tubes (à la faveur de prix solides en carnet de commandes et de l’amélioration continue de la performance opérationnelle), mais aussi du fait d’une production annuelle de minerai de fer vendue d’environ 6 millions de tonnes. La génération de trésorerie globale est attendue positive pour l’ensemble de l’année et la réduction de la dette nette sera poursuivie.

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