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Un carnet de commandes au plus haut historique pour Thales / L’intégration de Cobham Aerospace Communications et d’Imperva, priorité stratégique de 2024
En prévision de la publication des résultats annuels du groupe, le titre Thales clôturait la séance, ce lundi soir, en tête du CAC40. Les marchés ont eu du nez. Il faut dire que le carnet de commandes de l’entreprise, à fin 2023, était plein, affichant un nouveau record historique à 45,2 milliards d’euros (contre 40,9 milliards l’année précédente).
Terminer l’année en beauté
Certes, les prises de commandes sont en légère baisse sur un an, de 2 %, à 23,13 milliards d’euros, mais 2022 avait été une année exceptionnelle marquée par la vente de 80 rafales aux Emirats Arabes Unis. Il n’en reste pas moins que dans un contexte de tensions géopolitiques et de guerre, la demande pour l’activité Défense et Sécurité n’a jamais été aussi forte si bien que l’entreprise a battu un record historique avec 14,1 milliards d’euros de commandes dans le domaine l’année dernière.
Dans le détail, Thales aura signé l’année dernière 25 commandes d’un montant unitaire de 100 millions d’euros, dont douze pour le seul quatrième trimestre. "La visibilité est donc particulièrement bonne avec un carnet de commandes de 45,3 milliards d’euros, soit 29,5 mois de chiffres d’affaires", souligne Oddo BHF.
Un free cash-flow jugé impressionnant
Pour le reste, tous les indicateurs économiques sont en croissance. Le chiffre d’affaires du groupe présidé par Patrice Caine a progressé de 4,9 % sur un an à 18,43 milliards d’euros, tiré notamment par le secteur aérospatial dont les revenus progressent de 10,7 % (5,211 milliards d’euros). Le secteur Défense et Sécurité reste, lui, toujours en tête, avec un chiffre d’affaires de 9,8 milliards d’euros, en hausse de 7 %.
Par ailleurs, l’excédent brut d’exploitation gagne plus de 10 % à 2,1 milliards d’euros, contre 1,935 milliard l’année précédente. Le bénéfice net ajusté part du groupe bondit quant à lui de 14 % par rapport à 2022, à 1,768 milliard d’euros. "Et le free cash-flow est une fois de plus impressionnant à 2,026 milliards d’euros, soit un ratio de conversion de trésorerie de 115 %", relève le bureau d’études qui ajoute, "nous pensons que compte tenu de la mauvaise performance récente du cours de l’action, cette publication peut être considérée comme un soulagement". De fait, à 9 heures ce mardi matin, le titre gagnait encore près de 7 %.
2024, année charnière
D’autant que cette dynamique devrait se poursuivre cette année. "Sur l’ensemble des grands marchés du groupe, les perspectives à moyen-terme restent très solides. […] L’activité de première monte [dans l’aéronautique] devrait être de nouveau portée par la poursuite annoncée de la montée en cadence de production des avions commerciaux. Le trafic aérien devrait par ailleurs continuer à progresser et favoriser une nouvelle hausse des services de l’après-vente à un rythme cependant moindre qu’en 2023, qui avait bénéficié d’un effet de rattrapage. L’activité spatiale, bénéficie de perspectives de croissance favorables dans l’essentiel de ses activités notamment l’observation, l’exploration, la navigation, les télécommunications militaires ainsi que les services ", a déclaré l’entreprise.
L’on notera également que Thales dispose de nouveaux atouts en ayant réalisé l’année dernière deux acquisitions majeures, et dont les bonnes intégrations constitueront l’une des priorités stratégiques de l’entreprise cette année, l’une dans l’avionique, avec l’équipementier Cobham Aerospace Communications (closing prévu sur le premier semestre 2024), et l’autre dans la cybersécurité, avec le leader mondial Imperva.
De quoi permettre à Thales de se montrer généreux avec ses actionnaires, et notamment l’Etat. Le dividende par action qui sera proposé à la prochaine assemblée générale du groupe, le 15 mai, sera de 3,40 euros, en hausse de 16 % sur un an.
Réduire la voilure chez Thales Alenia Space
Dans ce contexte, pour 2024, le groupe table sur un chiffre d’affaires compris entre 19,7 milliards d’euros et 20,1 milliards d’euros, soit une croissance organique de 4 à 6 %, ainsi que sur une marge opérationnelle comprise entre 11,7 et 12 %, contre 11,6 % en 2023.
Cependant, et compte tenu notamment de la réduction du marché des satellites géostationnaires, Thales a annoncé un projet d’adaptation de Thales Alenia Space (co-entreprise avec l’italien Leonardo employant 8 600 personnes), concernant 1 300 postes, dont 100 en France, qui seront redéployés au sein du groupe et ce, sans départ contraint. Un redéploiement qui devrait intervenir sur les deux prochaines années. Dans le même temps, ce sont encore 7 000 recrutements qui sont prévus en France pour accompagner la forte croissance des autres activités du groupe.
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