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Fusions, Acquisitions / M&A / Fusions & Acquisitions / PME / réindustrialisation / Biens d'équipement / Private equity / relocalisation

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M&A / Fusions & Acquisitions / PME / réindustrialisation / Biens d'équipement / Private equity / relocalisation

Les entreprises semblent avoir retrouvé de l’appétit pour la croissance externe / Des cibles dans les biens d’équipement, signe de réindustrialisation

Si le marché des fusions et acquisitions de PME en France a certes terminé l’année 2023 en baisse, les entreprises cotées et non cotées sont restées à l’achat, représentant 76 % des acquéreurs à l’inverse du private equity qui s’est quant à lui montré plus attentiste dans un contexte économique incertain. Pour In Extenso Finance, cet appétit pour les PME s’est notamment traduit dans le secteur des biens d’équipement, de quoi répondre à un besoin de consolidation ou de renforcement de l’activité par des compétences complémentaires.
Equipement (Photo by JULIEN DE ROSA / AFP)
Equipement (Photo by JULIEN DE ROSA / AFP)

La catastrophe annoncée n’aura finalement pas eu lieu. Contrairement à ce qui avait été anticipé, le marché des cessions et acquisitions de PME a terminé l’année 2023 par une baisse mesurée de 11 % avec 964 opérations, selon le dernier panorama publié par la société de conseil In Extenso Finance. " Le premier semestre 2023 a été particulièrement baissier avec un nombre d’opérations significativement bas comparé aux années précédentes (-35 % par rapport à 2022). La deuxième partie de l’année a été meilleure (+20 % sur le deuxième semestre)", détaille pour WanSquare Marc Sabaté, associé et directeur général d’In Extenso Finance, pour qui les signes de reprise de l’activité M&A semblent se poursuivre sur les premiers mois de 2024. "Le retour à un niveau de taux d’intérêt stabilisés avec une perspective possible de baisse considérée par certains acteurs, les risques inflationnistes, notamment liés à la forte augmentation des coûts des matières premières, de l’énergie et la hausse des coûts salariaux, qui semblent être derrière nous. Autant de facteurs d’une meilleure stabilité économique qui sont susceptibles d’influer sur la réalisation d’opérations de cession et d’acquisition ", poursuit-il.

 

 

Le private equity en attente

 

 

Cependant, l’année 2023 marquera un tournant dans l’histoire du marché du M&A de PME. Pour la première fois, les acteurs du private equity ont mis un coup de frein à la progression de leur poids, notamment du fait de la baisse des volumes de LBO "primaires", indique la société de conseil. En 2023, ils ont représenté 21 % des acquéreurs, en léger recul par rapport à l’année précédente. Le constat est le même en matière de cessions, en fort retrait en 2023 (11 % contre 19 % en 2022). "D’un côté, le contexte économique incertain leur a offert peu de visibilité et de l’autre, il existe un effet de valorisation à la baisse des sociétés en portefeuille, obligeant les fonds à patienter pour obtenir de meilleures conditions de sortie ", explique Marc Sabaté.

 

À l’inverse, les entreprises non cotées sont restées à l’achat avec un volume en progression puisqu’elles ont représenté l’année dernière 67 % des acquéreurs contre 63 % en 2022. "En ajoutant les opérations de sociétés cotées, l’on grimpe même à 76 %. Pour beaucoup, il s’agit d’opérations de consolidation par croissance externe ou de renforcement de leurs activités par des rachats de sociétés complémentaires d’un point de vue des métiers, des territoires géographiques, etc. Une stratégie en cohérence avec l’intérêt pour des cibles de 5 à 15 millions d’euros de valorisation qui ont représenté 31 % des opérations contre 28 % l’année précédente", souligne Jessy-Laure Carol, directrice associée chez In Extenso Finance.

 

 

Phénomène de relocalisation

 

 

L’on notera également qu’en 2023, et plus que les années précédentes, les transactions ont été réalisées par des acquéreurs français (85 % contre 83 % en 2022 et 2021). Et parmi les secteurs les plus prisés, les biens d’équipements ont connu une remontée spectaculaire (+39 %, 145 opérations), figurant désormais dans le top 3 avec les TMT (Technologies, Médias, Télécommunications, 300 opérations) et les services (235 opérations). "Les biens d’équipements sont le seul grand secteur qui soit en hausse. Il faut toutefois relativiser cette performance car en 2022, les PME de ce secteur avaient été fortement impactées par la pénurie des matériaux et les hausses du coût de l’énergie et le manque de visibilité sur leurs résultats, freinant ou différant certaines opérations de cession-acquisition. L’année dernière, nous avons donc probablement assisté à un phénomène de rattrapage ", estime Jessy-Laure Carol.

 

Il n’en reste pas moins que, selon In Extenso, la réindustrialisation de la France serait bel et bien en marche. "Il existe un vrai sujet de rapatriement des savoir-faire, de relocalisation ", se félicite Marc Sabaté.

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