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Evenements / L'Oréal / rémunération / Assemblée générale

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L'Oréal / rémunération / Assemblée générale

Fin de la période de transition pour Jean-Paul Agon chez L’Oréal / La politique de rémunération du président du conseil d’administration ajustée

Les actionnaires du numéro un mondial de la cosmétique ont approuvé ce mardi matin à près de 98 % la nouvelle politique de rémunération du président du conseil d’administration de L’Oréal, Jean-Paul Agon. Celle-ci va désormais passer de 1,6 million d’euros à 950 000 euros. Signe que sa mission de transition depuis qu’il a confié la direction générale du groupe à Nicolas Hieronimus touche à sa fin, avec succès.
Jean-Paul Agon, président du conseil d'administration de L'Oréal (Photo by JOEL SAGET / AFP)
Jean-Paul Agon, président du conseil d'administration de L'Oréal (Photo by JOEL SAGET / AFP)

Il y a trois ans, L’Oréal décidait de dissocier les fonctions de président-directeur général. Ce faisant, Jean-Paul Agon conservait la présidence du conseil d’administration et passait les rênes de l’entreprise à Nicolas Hieronimus, présent dans le groupe depuis 1987, et promu pour l’occasion directeur général.

Une mission de transition avait néanmoins été confiée à l’ex-PDG de L’Oréal depuis 2011. Et force est de constater aujourd’hui que Jean-Paul Agon semble très satisfait. "Votre société est menée par une équipe dirigeante d’une qualité exceptionnelle. Nicolas Hieronimus est un grand capitaine, un leader inspirant qui a démontré sa capacité à continuellement optimiser la conduite du navire L’Oréal ", s’est-il félicité ce mardi matin, lors de l’assemblée générale du groupe.

 

De multiples opportunités de croissance future

 

Il faut dire qu’après avoir enregistré un chiffre d'affaires 2023 dépassant la barre symbolique des 40 milliards d’euros, et alors que le numéro un mondial de la cosmétique a très bien débuté l’année 2024, dans un contexte de marché certes porteur mais qui reste encore perturbé en Asie du Nord (11,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires au premier trimestre, soit +9,4 % sur un an en données comparables), le directeur général ne cache pas les ambitions de L’Oréal. "J’ai une confiance sans faille sur la capacité de la société à continuer à surperformer le marché de la beauté dans les années à venir. Une confiance qui repose sur une conviction : la beauté est un besoin essentiel de l’humanité grâce à son effet dopamine ", a-t-il déclaré lors de l’assemblée générale.

Et Nicolas Hieronimus de détailler les leviers de croissance de son groupe : "Les opportunités sont multiples : les marchés émergents sont en plein essor (encore +16,3 % sur un an au premier trimestre, ndlr), nous croyons au rebond de la consommation en Chine, le potentiel de ce marché étant encore considérable. Par ailleurs, en Europe et aux États-Unis, l’on constate un essor de la beauté médicalisée avec notamment une appétence des jeunes consommateurs aux produits dermatologiques ", a-t-il expliqué, rappelant que le groupe était fort de ses 37 marques internationales (dont 12 milliardaires), celles-ci couvrant ainsi toutes les catégories, tous les prix et tous les circuits de distribution.

 

Le L’Oréal du futur se dessine déjà

 

Surtout, L’Oréal se veut le pionnier et le leader de la "beauty tech" (intégration des nouvelles technologies appliquées à la beauté). "La consommation connectée est un terrain de jeu idéal pour nos innovations alliant qualité supérieure, désirabilité et accessibilité". Avec 100 millions d’utilisations de ses services digitaux en 2023, l’entreprise fondée par Eugène Schueller en 1909 a su s’adapter à son temps. Elle entend désormais "révolutionner la cosmétique de demain".

Pour cela, l’année dernière, ce sont encore 1,2 milliard d’euros qui ont été investis dans la recherche et l’innovation et pas moins de 610 brevets ont été déposés. "Le L’Oréal du futur se dessine devant vous ", a assuré Jean-Paul Agon aux actionnaires présents au Palais des Congrès de la Porte Maillot à Paris. Des actionnaires qui se verront d’ailleurs attribués au titre de 2023 un dividende en hausse de 10 % par rapport à 2022 à 6,60 euros (soit une multiplication par cinq depuis 17 ans) et majoré de 10 % à 7,26 euros pour les détenteurs d’actions depuis plus de deux ans au nominatif.

 

Des actionnaires qui approuvent

 

Autant de perspectives qui donnent confiance en les capacités de Nicolas Hieronimus de conduire l’avenir du groupe.

C’est donc dans ce contexte que sur proposition du comité des rémunérations présidé par la patronne de Sodexo, Sophie Bellon, le conseil d’administration a décidé d’ajuster à la baisse la politique de rémunération de Jean-Paul Agon pour 2024 (résolution 15). "Trois ans après la dissociation des fonctions, le président du conseil d’administration a parfaitement rempli sa mission de passation. En conséquence, nous avons proposé que la rémunération fixe de Jean-Paul Agon soit de 950 000 euros contre 1,6 million d’euros jusqu’alors", a indiqué Sophie Bellon.

À noter que celle de Nicolas Hieronimus demeurera, quant à elle, inchangé depuis 2021. Une résolution 15 qui a été adoptée à une très large majorité des votes des actionnaires, à 97,90 %.

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