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Renault publie des ventes robustes / En attendant la grande offensive produits

Atones en apparence, les ventes du premier trimestre 2024 de Renault continuent de refléter l’efficacité de la stratégie de valeur du constructeur, en attendant l’importante offensive produits à venir.
Luca de Meo, le directeur général de Renault - Photo by CLIVE ROSE / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP
Luca de Meo, le directeur général de Renault - Photo by CLIVE ROSE / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP

Une chose après l’autre. Si grâce au redressement rapide conduit par Luca de Meo, son directeur général, Renault a su atteindre un niveau de marge opérationnelle historique en 2023, le groupe n’a pas totalement recouvré le niveau de ventes qui était le sien en 2017, l’année record de l’époque Ghosn, lorsque son chiffre d’affaires avait culminé à 58,8 milliards d’euros. Du moins pas encore. Il est vrai aussi que le constructeur avait bénéficié cette année-là de l’intégration de la filiale russe Avtovaz, dont il a dû se séparer en 2022.

Le record ne sera probablement pas battu en 2024, mais cela pourrait se produire en revanche en 2025 au regard des estimations des analystes et de l’effet attendu de la grande offensive produits que le constructeur s’apprête à lancer. Car 2024 sera à cet égard historique avec dix lancements de nouveaux véhicules - quasiment un par mois - dont sept de la marque Renault, deux de la marque Dacia et un de la marque Alpine.

C’est pourquoi le ralentissement, temporaire, du rythme de croissance du constructeur n'est pas inquiétant. Après la hausse de chiffre d’affaires de 13,1% enregistrée l’an dernier, qui a permis au groupe de repasser la barre des 50 milliards d’euros (52,4 milliards d’euros précisément), 2024 a débuté sur des bases beaucoup plus modestes. Mais avec une trajectoire qui reste positive, et s’avère même plus soutenue que prévu. Les revenus de Renault ont en effet progressé de 1,8% en données publiées au premier trimestre 2024, à 11,71 milliards d'euros contre 11,5 milliards d'euros pour la période correspondante de 2023, a annoncé mardi le groupe, là où le consensus attendait une hausse de 0,2%.

 

Destockage

 

Sans surprise, le chiffre d’affaires a subi un "effet volume" négatif en raison d'un "déstockage du réseau de concessionnaires indépendants plus fort" que lors des trois premiers mois de 2023, explique le groupe. Un effet volume qui a pesé de 4,6% sur le chiffre d’affaires automobile (hors activités de financement), plus négatif qu’anticipé par les analystes, qui l’estimaient à -2,8%. Mais salutaire, puisque ces déstockages ont permis une "normalisation" de la situation par rapport à des niveaux de stocks qui avaient atteint des niveaux exceptionnellement élevés ces dernières années, a expliqué Thierry Piéton, le directeur financier, lors d’une conférence téléphonique.

Pour les compenser, le constructeur a continué de s’appuyer sur un solide "effet prix" de 4,1%, dans la lignée de sa politique commerciale centrée sur la valeur et les augmentations de prix pour compenser l'impact de la dévaluation des devises. Une stratégie qui fonctionne au vu de la stabilisation du portefeuille de commandes, qui représentait 2,5 mois de ventes à fin mars 2024, comme à fin décembre et à fin septembre 2023, signe d’un attrait pour les modèles du groupe qui ne faiblit pas. Et qui devrait logiquement se renforcer avec les nombreux lancements de nouveaux modèles à venir.

 

Les objectifs confirmés

 

"Associés à une réduction accrue des coûts", ce niveau de portefeuille de commandes et ces prochains lancements, "seront les leviers de notre performance financière ", a rappelé Thierry Piéton. Renault vise ainsi toujours pour cette année une marge opérationnelle supérieure ou égale à 7,5% et un flux de trésorerie opérationnel de l'automobile d'au moins 2,5 milliards d'euros, après avoir dégagé une marge de 7,9% et un flux de trésorerie de 3,02 milliards d'euros en 2023.

Quant à la baisse du cours de Bourse de Renault depuis trois jours, elle trouve son origine chez le partenaire japonais Nissan. Si les liens qui les unissent se sont allégés et leur alliance, redéfinie en 2023, est moins ambitieuse, l’avertissement lancé vendredi par Nissan sur ses résultats de l’exercice qui s’est achevé fin mars a l'inconvénient de peser sur le cours de son action. Ce qui diminue le montant que Renault est susceptible de retirer de la vente des titres du constructeur japonais. On se souvient qu’une fiducie créée par le groupe français contrôle 22,73% des actions Nissan, que Renault s'est engagé à céder dans le cadre du rééquilibrage en cours de leurs participations croisées.

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