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Entreprises / Actions / Nexity / Crise immobilière / résultats financiers / Régénération urbaine

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Nexity / Crise immobilière / résultats financiers / Régénération urbaine

Un premier trimestre (encore) clairement à un point bas pour Nexity / Une inflexion légère mais observable

Sans surprise compte tenu de la crise immobilière, le groupe présidé par Véronique Bédague a annoncé une baisse de 14 % de son chiffre d’affaires au premier trimestre sur un an. Néanmoins, quelques éléments positifs extérieurs laissent penser à Nexity qu’une amélioration timide des conditions de marché de l’immobilier serait en train d’apparaître. Pour preuve, et non sans effort sur les prix, une reprise de 1 % des ventes au détail a été observée.
Nexity (Photo by Felix Lebelle / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)
Nexity (Photo by Felix Lebelle / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)

Dans un contexte de marché de l’immobilier toujours en repli, Nexity le sait, 2024 sera encore une année difficile. "Le cadre dans lequel nous avons évolué au cours du premier trimestre est un cadre du marché du logement et du bureau toujours en berne. Nous sommes clairement au bas du cycle sur nos activités résidentielles et tertiaires ", a expliqué Jean-Claude Bassien, directeur général délégué de Nexity, lors d’une conférence téléphonique.

Sur les trois premiers mois de l’année, les ventes au détail ont chuté de 31 % tandis que dans les bureaux et le tertiaire, les investissements sont en baisse de 45 %. Si bien que le groupe présidé par Véronique Bédague a annoncé jeudi soir une baisse de son chiffre d’affaires au premier trimestre, de 14 %, à 770 millions d’euros.

 

Un début de stabilisation sur les ventes au détail

 

Un résultat que Nexity a jugé "conforme à ses anticipations", rappelant toutefois que le premier trimestre était traditionnellement particulier pour le secteur, redémarrant toujours plus lentement, les conclusions d’actes intervenant généralement en fin d’année. C’est pourquoi l’entreprise a maintenu ses perspectives 2024 inchangées, à savoir notamment un résultat opérationnel positif marquant un point bas financier pour un rebond en 2025.

Néanmoins dans cet environnement difficile, quelques signes positifs seraient à relever. "Nous constatons un début de reflux des taux de crédits immobiliers qui baissent depuis deux mois, sans être spectaculaire, mais tout de même de 35 points de base de moins par rapport au mois de décembre, ce qui constitue un premier signe favorable. 100 points de base correspondant à environ 10 % de pouvoir d’achat regagné par nos clients ", a rappelé Pierre-Henry Pouchelon, secrétaire général en charge des finances de Nexity.

À cela s’est ajoutée la hausse du revenu nominal des ménages au cours des deux dernières années, de l’ordre de 12 à 13 %, venant ainsi compenser, selon Nexity, environ la moitié de perte de pouvoir d’achat immobilier des clients. "Nous avons constaté un point d’inflexion, léger mais observable, au titre des ventes au détail. Elles ne baissent plus en ce qui nous concerne", a fait remarquer Jean-Claude Bassien, évoquant une reprise de 1 % (1 438 réservations) après deux années de baisse continue.

Interrogé par WanSquare sur la vision du groupe quant à l’évolution du marché dans les mois à venir, le directeur général délégué a appelé à la prudence : "Les efforts que nous menons en termes d’accompagnement commercial de nos offres produisent des effets. Nous avons mené deux campagnes, en février et en avril de supports à la vente. Elles nous ont conduits à faire un effort commercial de 6 % de baisse sur nos prix. Cependant, il faudra attendre au moins jusqu’à la fin du premier semestre pour vérifier si cette tendance observée se confirme ", a-t-il répondu.

 

Des effets d’économies dès 2025

 

Durant le premier trimestre, le groupe a, par ailleurs, poursuivi sa trajectoire de désendettement et de transformation. Nexity a encaissé le produit de la cession des activités d’ADB à Bridgepoint, de 400 millions d’euros, ce qui vient ainsi mécaniquement réduire sa dette. Pour mémoire, à fin 2023, la dette nette s’élevait à 776 millions d’euros, pour une trésorerie de 882 millions d’euros et 630 millions d’euros de lignes de crédit non tirées.

Et comme l’entreprise l’avait annoncé lors de la présentation de ses résultats annuels, en février dernier, elle a confirmé avoir engagé avec ses partenaires sociaux son processus de plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) qui concernera la suppression de 500 postes. "Ceux-ci n’interviendront pas avant la fin du mois d’octobre prochain compte tenu des délais d’information-consultation qui vont débuter prochainement", a précisé Jean-Claude Bassien.

À noter que ce programme s’inscrit dans un large plan d’économies estimé à 95 millions d’euros en effet année pleine, qui doit concerner également les frais généraux et une rationalisation de l’immobilier. "L’année pleine sera 2026 mais nous estimons que nous aurons déjà 75 % de ces économies produites dès 2025 ", a indiqué Pierre-Henry Pouchelon.

 

Une nouvelle offre territoriale en préparation

 

S’agissant de la transformation du groupe en termes d’organisation pour mieux s’adapter à la "nouvelle donne" de marché, notamment dans la régénération urbaine, Nexity a annoncé être en train de développer une offre territoriale multi-produits. "Une organisation matricielle avec des responsables de territoires ayant la responsabilité de l’ensemble de l’offre croisée avec des expertises nationales de maîtrise de l’offre résidentielle, tertiaire et régénération urbaine", a déclaré Jean-Claude Bassien.

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