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2024; croissance; archipel

Macro-économie / Taux / Récession / Japon / premier trimestre

Macro-économie / Taux
Récession / Japon / premier trimestre

Un trimestre à oublier pour le Japon / Son économie s’est davantage contractée qu’escompté

Une mauvaise forme de l’économie nippone était bel et bien anticipée pour ce début d’année, cependant les prévisionnistes avaient sous évalué l’ampleur de celle-ci. Le consensus Bloomberg évoquait une baisse de 0,3 % en glissement trimestriel, pour les trois premiers mois de l’année 2024, il s’est avéré qu’elle fut de 0,5 %. La récession guette l’Archipel qui a vu son économie stagner en fin d’année passée.
Drapeau japonais. Kazuhiro NOGI / AFP
Drapeau japonais. Kazuhiro NOGI / AFP

L’ombre d’une récession plane sur le Japon et reviendra dès le trimestre prochain. Cette semaine a vu la croissance de l’Archipel être révisée à la baisse pour le dernier trimestre de 2023, passant d’une hausse de 0,1 % à une stagnation alors que dans le même temps les facteurs à l’origine de la contraction de ce début d’année s’avèrent plus importants que prévu.

Pas de doute à ce sujet pour Stefan Angrick, économiste chez Moody’s. Ce dernier estime que "l’économie japonaise est en mauvaise forme ". " La consommation privée est la principale préoccupation ", affirme l'économiste. Les " dépenses de consommation des ménages, la composante la plus importante du produit intérieur brut, ont baissé pendant quatre trimestres consécutifs", précise-t-il.

 

Spirale négative

 

C’est loin d’être la seule mauvaise nouvelle, puisqu’il est avancé par Moody’s qu’étant donné que les "prix augmentent plus vite que les salaires, les consommateurs ont hésité à dépenser, et bien que la croissance des salaires se soit accélérée et que l’inflation se soit modérée, la croissance des salaires réels a continué à baisser ". Une mauvaise dynamique qui explique une partie de ce comportement  inquiétant de la consommation des ménages.

Stefan Angrick estime également qu’au delà de ce constat, il s’avère que "les autres données sont tout aussi décevantes ", telle qu’une baisse des dépenses d’investissements ou encore un "investissement résidentiel privé [qui] a également reculé". Autre facteur cité par l’économiste, le frein constitué par une baisse des exportations.

 

Espérer


Quelques raisons d’espérer existent néanmoins. Alexandre Hezez, stratégiste du groupe Richelieu, confie à WanSquare que les signaux positifs sont à chercher "du côté de l’essor du tourisme et de la dévaluation du yen [qui] favorise les exportations des entreprises japonaises". Il a également souligné le dilemme de la Banque du Japon (BoJ). La politique monétaire de cette dernière "devra peut-être devenir restrictive alors que la croissance économique est en berne ". Une situation à même d’amener beaucoup de volatilité sur la devise nippone.

Moody’s évoque pour sa part des "maux de tête pour la Banque du Japon". La BoJ cherche certes à " relever ses taux d’intérêt, mais la série de chiffres décevants rend difficile la justification d’une hausse des taux". Pour le groupe Richelieu, cette situation nuit à la crédibilité de l’institution.

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