Macro-économie / Taux / couple franco-allemand / commission européenne / quinquennat
Macro-économie / Taux
couple franco-allemand / commission européenne / quinquennat
Le couple franco-allemand fait front commun en Europe / Paris et Berlin sont d’accord sur ce que doivent être les priorités économiques de la Commission européenne
La Commission européenne est morte, vive la Commission européenne. Alors que la course à la succession d’Ursula von der Leyen, actuelle présidente de la Commission européenne et candidate à sa succession, fait rage, voilà que la France et l’Allemagne unissent leur voix pour tenter d’infléchir le cap futur de l’institution.
Le nerf de la guerre de ce manifeste est indubitablement la crainte d’une Europe dont la compétitivité s’étiole. Le document produit par les cabinets des deux ministres de l’économie rappelle que "620 milliards d’euros par an seront nécessaires dans l’ensemble de l’UE pour atteindre les objectifs du Green Deal et de REPowerEU " et qu’également "nous devrons combler le déficit d’investissement au sein de l’UE pour la transition numérique - estimé à au moins 125 milliards d’euros par an par la Commission européenne ".
Outiller
Le financement privé, également évoqué à lors des sixièmes rencontres de Rexecode, sur la thématique "Climat, croissance, néo-industrialisation", est mis en avant comme "le premier contributeur naturel pour combler ce déficit d’investissement, et l’accélération de l’Union des marchés de capitaux (UMC) est un levier essentiel à cet égard". Plusieurs propositions sont faites, telles que la révision et la simplification du cadre réglementaire des marchés financiers, à la condition de préserver la stabilité financière. Sont également avancées l’amélioration des conditions de l’investissement en actions ou encore la création d’un "produit d’investissement/épargne transfrontalier simple et efficace pour les petits investisseurs".
Ce n’est pas pour autant que le soutien public est mis hors-jeu et le couple franco-allemand l’espère comme un catalyseur, tout particulièrement au "moment où les États-Unis et la Chine investissent massivement pour soutenir leur compétitivité et accélérer les transitions". Pour rester en jeu dans cette course, il faudra un Vieux continent réactif et non pas engoncé dans un marasme administratif. Paris et Berlin jugent que "l’Union européenne doit aller plus vite et être plus simple" et pour cela "éliminer de manière ambitieuse les charges administratives inutiles".
Crainte
La compétitivité européenne n’est pas chose aisée en raison de "problèmes structurels de concurrence des acteurs mondiaux", lesquels doivent être attaqués sans répit puisque leur absence est "la pierre angulaire de la compétitivité des entreprises européennes et l’avantage comparatif de l’UE par rapport à ses rivaux systémiques "
Il s’agit également d’une condition nécessaire pour permettre à l’Europe de demeurer une puissance manufacturière, ce à quoi on s’attelle d’arrache-pied sur les deux rives du Rhin. Une ambition qui fait surgir le "besoin d’un "European Tech Deal" qui renforce les capacités technologiques de l’UE afin d’accélérer la numérisation dans tous les secteurs et de saisir les opportunités offertes par les technologies les plus innovantes". Ce dernier doit permettre l’émergence de "nouveaux emplois industriels prometteurs en encourageant le développement et la circulation du capital humain dans l’industrie ".
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