Macro-économie / Taux / AIE / énergies renouvelables / économies avancées
Macro-économie / Taux
AIE / énergies renouvelables / économies avancées
Les énergies propres laissent le fossile sur place / Le renouvelable est très largement tiré par les économies avancées
L’investissement fossile est mort, vive le renouvelable. C’est peu ou prou ce qu’annonce Fatih Birol, directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans les dernières prévisions énergétiques publiées par son institution. Il se félicite de constater que "l’investissement dans l’énergie propre établit de nouveaux records, même dans des conditions économiques difficiles, soulignant l’élan derrière la nouvelle économie énergétique mondiale".
Il met l’accent sur un chiffre parlant à tous, celui que désormais " pour chaque dollar consacré aux combustibles fossiles aujourd’hui, près de deux dollars sont investis dans l’énergie propre". Les facteurs ayant permis cette hausse des investissements sont d’une part les "réductions continues des coûts ", et d’autre part les considérations de sécurité énergétique qui amènent les gouvernements à investir massivement.
Course
Des États qui se disputent une course à l’innovation afin d’obtenir le contrôle des chaînes d’approvisionnement en énergie propre. Fatih Birol avertit ainsi qu’il "faut faire plus pour que l’investissement atteigne les endroits où il est le plus nécessaire, en particulier les économies en développement ". Il juge qu’actuellement "l’accès à une énergie abordable, durable et sûre [y] fait gravement défaut aujourd’hui."
La course en tête est ainsi faite d’une part par la Chine, laquelle " devrait représenter la plus grande part des investissements dans l’énergie propre en 2024, atteignant environ 675 milliards de dollars". Ce sont "L’Europe et les États-Unis [qui] suivent, avec un investissement dans l’énergie propre de 370 milliards de dollars et 315 milliards de dollars respectivement". Trois acteurs qui pèsent à eux seuls près des deux tiers des investissements mondiaux en énergie propre.
Les économies émergentes et en développement - hors Chine - devraient certes dépenser plus de 300 milliards de dollars pour la première fois de leur histoire mais cela ne représente que près de 15 % de l’investissement mondial en énergie propre. Une somme qui ne devrait pas permettre de répondre à la demande croissante d’énergie dans bon nombre de ces pays, en effet "le coût élevé du capital [y] retarde le développement de nouveaux projets".
Pas rose
Malgré la domination écrasante des sommes en direction des énergies renouvelables, les investissements mondiaux en amont dans le pétrole et le gaz continuent à croître très légèrement. Ils vont progresser de 7 % en 2024 pour atteindre 570 milliards de dollars, après une hausse d’une taille semblable en 2023. Les équipes de l’AIE estiment que la "croissance des dépenses en 2023 et 2024 est principalement due aux compagnies pétrolières nationales du Moyen-Orient et d’Asie".
L’institution tire à boulets rouges sur des sociétés pétrolières et gazières qui ont injecté 30 milliards de dollars, en 2023, dans les énergies propres jugeant que le montant de 4 % des dépenses globales en capital de l’industrie est décevant.
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