WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne
Europe; USA; France

Macro-économie / Taux / productivité / économies avancées / Investissements

Macro-économie / Taux
productivité / économies avancées / Investissements

Les économies avancées à la recherche de leur productivité / Les investissements manquent pour la maintenir à un niveau élevé

La croissance de la productivité dans les économies avancées, n’a pas attendu la crise financière mondiale pour diminuer et était déjà passée d’une moyenne de 2,2 % par an au cours des cinq années précédant 2002 à 1,6 % jusqu’en 2007. Elle a été ensuite enregistrée à moins de 1 % lors de la décennie allant de 2012 à 2022. Pourtant il est d’autant plus primordial actuellement d’enregistrer une productivité conséquente que cela permettrait de faire face tant au vieillissement des populations, qu'à la transition énergétique ou encore aux contraintes des relocalisations de l’appareil industriel.
Usine américaine. AFP / FORD MOTOR COMPANY
Usine américaine. AFP / FORD MOTOR COMPANY

Les années passent et aucune nouvelle vague de hausse de la productivité ne fait son apparition dans les économies avancées. Le McKinsey Global Institute esquisse quelques pistes pour y remédier dans une récente publication, il y est question avant tout d’automatisation, d’Intelligence artificielle ou encore numérisation comme pouvant attirer de nouveau les flux d’investissements.

C’est notamment le contexte économique qui pousse les auteurs à un peu d’optimisme, ils estiment qu’un environnement comprenant " une inflation et des taux d’intérêt plus élevés [peut] signaler une demande plus forte et encourager l’allocation de capital productif" tout "en décourageant l’endettement croissant et le gonflement des prix des actifs des deux dernières décennies". Ils sont tout particulièrement enthousiastes concernant le potentiel de l’Intelligence artificielle, capable selon eux de "changer le travail rapidement et à grande échelle, créant des conditions fertiles pour de tels investissements".

 

Lueur

 

Les données de la fin de l’année 2023 donnent d’ailleurs un peu espoir, avec un PIB réel américain ayant dépassé les attentes en augmentant à des taux annualisés de 4,9 et 3,3 % au cours des troisième et quatrième trimestres de 2023. Il s’avère que l’investissement connaît des flux plus important dans les économies connaissant simultanément une forte demande, une croissance élevée ainsi qu’un faible taux de chômage. Des caractéristiques qui peuvent expliquer les meilleurs chiffres de la croissance américaine qu’attendus.


Plusieurs chiffres sont cités par la publication pour étayer ce constat. D’une part il est noté que " les cinq grandes entreprises technologiques américaines ont dépensé 350 milliards de dollars en R & D et en dépenses d’investissement en 2022, dans le cadre d’une course à la suprématie dans les domaines de l’IA et du cloud". Et d’autre part, la volonté de contrôler les chaînes d’approvisionnements des batteries explique que "l’activité de construction dans le secteur manufacturier américain soit deux à trois fois supérieure à son niveau normal".

 

Accélérer

 

Pas de quoi se reposer pour ses lauriers cependant. Plusieurs priorités sont érigées pour les économies avancées, d’une part il leur est recommandé de "mettre l’accent sur la refonte des investissements et la récolte du dividende de productivité provenant du numérique et d’autres technologies telles que l’IA" et d’autre part, les politiques de "relocalisation de la fabrication et la tentative d’influencer le mix sectoriel" sont considérées avec prudence. Elles ne seraient pas susceptibles d’augmenter la croissance de la productivité autant qu’il l’est parfois envisagé.

Il faut dire que le potentiel offert par la numérisation et d’autres avancées technologiques semble conséquent, puisque chiffré comme pouvant apporter 0,5 à 1,0 point de pourcentage à la croissance annuelle de la productivité dans les économies avancées. Un constat qui pousse les auteurs à prêcher pour des conditions réglementaires plus favorables à l’investissement et à l’innovation. Ils se sont également arrêtés sur le " casse-tête majeur " que constitue l’augmentation de la productivité dans les services. Notamment puisque la majorité des économies avancées deviennent de plus en plus intensives à mesure que leurs industries manufacturières sont davantage productives et nécessitent moins d’emplois.

De quoi renforcer l’importance des services comme "un moyen plus fiable et plus durable que d’autres approches d’augmenter la productivité globale de l’économie", prenant l’exemple de l’exportation massive de services numériques et autres comme "une option pour plusieurs économies, à la fois pour accroître la productivité globale et pour réduire la dépendance à l’égard des exportations volatiles de matières premières ". Pourtant ces dernières années, il est remarqué que "les services ont tendance à être plus difficiles à transformer et peuvent freiner la croissance de la productivité d’une économie ".

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article