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Législatives anticipées : Gabriel Attal plaide pour une règle d’or budgétaire / La majorité présidentielle veut proscrire les hausses d'impôts
Le Premier ministre Gabriel Attal lève un peu plus le voile sur le programme économique de la majorité présidentielle. Alors que le premier tour des élections législatives se tiendra dans dix jours, le locataire de Matignon a expliqué que le programme défendu par la coalition qui compte Renaissance, le Modem, Horizons, l’UDI et le Parti Radical, prévoyait entre autres l’inscription d’une règle d’or budgétaire dans la loi. "Pas de hausse d’impôts quoi qu’il arrive", a déclaré Gabriel Attal pour résumer cette proposition.
Alors que la France doit dénicher plusieurs dizaines de milliards d’euros entre 2025 et 2027 pour parvenir à faire refluer son déficit public en dessous de 3 % du PIB (il était de 5,5 % en 2023) en vue de respecter les règles budgétaires européennes, le Premier ministre a été interrogé sur la crédibilité d’un tel choix qui obère la possibilité de jouer sur les recettes. "C’est réaliste, compte tenu de notre cohérence. Nous n’avons pas augmenté les impôts depuis 2017, on les a même baissés et nous avons supprimé une partie d’entre eux", a-t-il fait valoir.
"Ce qui nous permettra d’équilibrer nos finances publiques et notre modèle social, c’est le travail. Notre taux d’emploi est au plus haut depuis qu’il est mesuré mais il peut encore s’améliorer", a déclaré le Premier ministre, qui y voit une raison de maintenir la nouvelle réforme de l’assurance chômage (réduction de la durée d’indemnisation et hausse de la durée minimale de travail pour ouvrir le droit à l’indemnisation notamment), dont le décret sera publié d’ici le 1er juillet.
Si la France possédait le même taux d’emploi (proportion de la population en emploi rapportée à la population en âge de travailler) que l’Allemagne, "on serait quasiment aux 3 % de déficit", a avancé Gabriel Attal. D’après les estimations de l’économiste Gilbert Cette, cela rapporterait plus de 130 milliards d’euros supplémentaires chaque année, soit près de 4,5 points de PIB.
Une règle d’or budgétaire existe également en Allemagne notamment au niveau fédéral, elle n’a toutefois pas le même objectif. Elle interdit, sauf circonstances exceptionnelles, que le budget affiche un déficit structurel, solde entre les recettes et les dépenses ajustées des effets de la conjoncture, supérieur à 0,35 % du PIB.
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