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BPCE / plan stratégique
BPCE affiche ses (grandes) ambitions pour 2030, avec des résultats attendus dès 2026 / Un mouvement vers plus de leadership d’ores et déjà engagé
C’est avec un grand enthousiasme que le président du directoire de BPCE, Nicolas Namias, a présenté ce mercredi matin le nouveau plan stratégique de son groupe, "Vision 2030". "Un projet collectif porté par l’ensemble des dirigeants de la banque depuis septembre dernier et que le conseil de surveillance a validé ce mardi ", a-t-il expliqué en introduction.
Penser France, Europe, monde
Un nouveau plan censé ouvrir un nouveau chapitre pour la plus vieille banque française. Et une vision qui s’inscrit dans un triptyque : une aspiration à 2030, des objectifs financiers à atteindre dès 2026 et des projets qui seront lancés, voire ont déjà été, lancés cette année. "On allonge la vision, tout en avançant les objectifs tandis que le temps des décisions est aujourd’hui", a-t-il martelé.
De fait, quand d’autres banques cherchent à faire des économies, le groupe coopératif, avec 9,5 millions de sociétaires qui détiennent le capital, 35 millions de clients et 22 % des financements de l’économie française, voit grand. "Vision 2030 est tourné vers la croissance et le développement. Nous sommes aujourd’hui le 5e groupe à financer les énergies renouvelables au niveau mondial, la 4e banque de la zone Euro avec 71 milliards d’euros de fonds propres, nous entendons aller encore plus loin", a déclaré Nicolas Namias, n’employant jamais le conditionnel dans ses propos, signe d’affirmation des capacités de BPCE à relever ce nouveau pari. "En 2030, nous serons la banque d’un Français sur quatre et nous aurons renforcé notre leadership de 1re banque des professionnels et des entreprises. Nous visons 2 millions de clients particuliers supplémentaires. En Europe, nous voulons être le numéro un des services financiers et notamment du leasing des biens d’équipements, ainsi qu’un acteur de référence des paiements fractionnés. A l’international, notre ambition est de devenir un acteur mondial incontournable dans la banque de grande clientèle et de la gestion d’actifs", a-t-il détaillé.
L’exécution du plan a déjà commencé
Et le mouvement est déjà lancé. Pour mémoire, BPCE vient par exemple de signer un accord avec Société Générale en vue de l’acquisition de Société Générale Equipment Finances, une transaction qui lui permettra de devenir le leader du secteur en Europe. L’on notera aussi des investissements stratégiques de Natixis Partners dans deux boutiques de M & A, Tandem Capital Advisors et Emendo Capital en Belgique et aux Pays-Bas.
Mais Nicolas Namias sait aussi que sa banque ne pourra pas atteindre seule ses objectifs. "C’est pourquoi nous nouerons des partenariats qui amplifieront notre modèle de croissance, ce qui nous permettra aussi de devenir plus industriels et de gagner en qualité ", a-t-il indiqué. C’est d’ailleurs là aussi dans ce contexte que le groupe vient s’associer à BNP Paribas pour créer le numéro un des processeurs de paiements en France, dans le top 3 en Europe, ou avec Leroy Merlin pour proposer de nouveaux services de rénovation énergétique.
Décider aujourd’hui pour obtenir à horizon 2026 un résultat net part du groupe d’environ 5 milliards d’euros et une baisse de coefficient d’exploitation pour atteindre 66 %. Le tout en investissant dans la transformation sur 2025-2026 un milliard d’euros, "soit une accélération de 30 % des investissements dans la tech ", a-t-il fait remarquer, ajoutant, "nous maintenons des exigences de solidité parmi les plus élevées en Europe, avec un ratio CET1 supérieur à 15,5 %".
Logement et compétitivité, deux axes de croissance
Dans ce monde en transition, BPCE s’est fixé deux priorités stratégiques de croissance : le logement et la compétitivité des territoires. "Concernant le logement, nous finançons déjà 26 % du résidentiel en France. Nous voulons aller plus loin en proposant plus de logements (politique de l’offre), en favorisant l’accès au logement et en favorisant la rénovation. Pour cela, nous allons créer une nouvelle ligne de métiers spécialement dédiée à l’immobilier et au logement", a annoncé le patron du groupe. A horizon 2026, ce sont 27 % de logements qui devront avoir été financés ou gérés par le groupe, et un milliard d’euros de financements particuliers des travaux de rénovation énergétique.
S’agissant de la compétitivité, le groupe s’est fixé trois verticales : la compétitivité des entreprises avec l’accompagnement en capital des PME pour en faire des ETI, le financement des infrastructures et celui des secteurs stratégiques utiles à la souveraineté de la France. "Là encore, le mouvement est déjà engagé : 230 entreprises ont été accompagnées par un apport en capital 2023. Nous sommes par ailleurs pionniers de la finance durable avec 7 milliards d’euros de financements accordés par les réseaux Banque Populaire et Caisse d’Épargne ", a-t-il souligné.
Il n’en oublie pas pour autant l’assurance, un métier lancé il y a une dizaine d’années : "Notre ambition d’ici 2030 est de devenir le 4e assureur de France, nous sommes aujourd’hui le 8e", a déclaré Nicolas Namias.
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