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Macro-économie / Taux / Investissements directs étrangers / Cnuced

Macro-économie / Taux
Investissements directs étrangers / Cnuced

Les investissements directs étrangers mondiaux battent de l’aile / La transition verte en ressent les effets

En 2023, les investissements directs étrangers (IDE) mondiaux se sont contractés de 2 % pour s'établir à 1 300 milliards de dollars, selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced). Les objectifs de développement durable en font les frais.
Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement - Fabrice COFFRINI / AFP
Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement - Fabrice COFFRINI / AFP

Les investissements directs étrangers (IDE) mondiaux sont dans le creux de la vague. L’an passé, ils ont reculé de 2% et se sont affichés à environ 1300 milliards de dollars, selon un rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), organe subsidiaire de l’Assemblée générale des Nations unies. "En fait, et dès lors que l'on exclut du calcul quelques situations exceptionnelles, le rapport révèle une baisse plus marquée de plus de 10 % des investissements étrangers mondiaux pour la deuxième année consécutive", souligne l’organisation, qui attribue cette baisse à l'augmentation des tensions commerciales et géopolitiques dans un contexte de ralentissement de l'économie mondiale.

Dans le détail, les IDE ont diminué modérément dans la plupart des régions. Les flux d'IDE vers les pays en développement ont diminué de 7 % pour atteindre 867 milliards de dollars l'année dernière, reflétant une baisse de 8 % dans les pays en développement d'Asie. Ce chiffre a baissé de 3 % en Afrique et de 1 % en Amérique latine et dans les Caraïbes. D'autre part, les flux vers les pays développés ont été fortement affectés par les transactions financières des entreprises multinationales, motivées en partie par la mise en place d’un taux d'imposition global minimum sur les bénéfices de ces sociétés.

Les flux vers la plupart des régions d'Europe et d'Amérique du Nord ont diminué respectivement de 14 % et de 5 %. Les investissements étrangers dans les économies structurellement faibles et vulnérables ont suivi une tendance inverse, augmentant légèrement dans les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement.

Le resserrement des conditions de financement en 2023 a fait chuter d'un quart le nombre d'opérations internationales de financement de projets, lesquelles sont essentielles au financement d'infrastructures et de services publics tels que l'électricité et les énergies renouvelables. Cela a entraîné une réduction de 10 % des investissements dans les secteurs liés aux objectifs de développement durable (ODD), plus particulièrement les systèmes agroalimentaires, l'eau et l'assainissement. "Ces secteurs ont enregistré moins de projets financés par la communauté internationale en 2023 qu'en 2015, lors de l’adoption de ces objectifs", note la Cnuced.

Dans le même temps, la mobilisation de fonds pour l'investissement dans les secteurs liés aux ODD par le biais de produits de financement durable sur les marchés financiers mondiaux ralentit. Les obligations durables ont enregistré une croissance marginale en 2023, tandis que les nouveaux apports dans les fonds d'investissement durables ont chuté de 60 %.

Si les perspectives pour les IDE restent difficiles en 2024, la Cnuced indique qu'une "croissance modeste pour l'ensemble de l'année semble possible", citant l'assouplissement des conditions financières et les efforts concertés en faveur de la facilitation de l'investissement - une caractéristique importante des politiques nationales et des accords internationaux.

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