WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Evenements / élections législatives / Medef / CPME / économie

Evenements
élections législatives / Medef / CPME / économie

Le Medef réagit aux résultats du second tour des élections législatives anticipées / Patrick Martin met en garde Emmanuel Macron contre des alliances périlleuses

Au lendemain du second tour des élections législatives anticipées et alors qu’Emmanuel Macron veut se laisser du temps pour décider de son nouveau Premier ministre, le Medef appelle le président de la République à faire le choix des entreprises, plaidant pour la poursuite d’une politique économique lisible et stable.
Patrick Martin, président Medef (©Photo by JULIEN DE ROSA / AFP)
Patrick Martin, président Medef (©Photo by JULIEN DE ROSA / AFP)

Les résultats du second tour des élections législatives anticipées et le choix du futur gouvernement inquiètent visiblement le Medef. Par un communiqué publié ce lundi, l’organisation patronale appelle le président de la République, Emmanuel Macron, à "faire le choix du pays plutôt que celui des intérêts partisans". "Nous sommes face à une conjoncture économique précaire, à une concurrence internationale exacerbée et à une grande volatilité des marchés financiers. Le gouvernement qui sera issu du second tour des élections législatives ne pourra ignorer cette situation préoccupante : une croissance molle, des défaillances d’entreprises qui repartent à la hausse, des investissements et des embauches gelés, des finances publiques dégradées ", explique-t-elle, plaidant ainsi pour une poursuite d’une politique économique lisible et stable, "garante de la compétitivité des entreprises et seule capable de restaurer la confiance et d’assurer l’emploi".

"La politique économique menée depuis 9 ans, qui a produit des résultats en termes de croissance et d’emplois doit se poursuivre et s’amplifier car elle est la bonne réponse pour affronter les défis des transitions écologique et numérique que le pays doit relever. Elle doit se poursuivre pour répondre à la demande légitime de nos concitoyens de voir leur pouvoir d’achat progresser, pour répondre à la nécessaire réindustrialisation de notre pays. Elle doit se poursuivre enfin pour réduire les déficits et endiguer l’endettement", demande le Medef.

Et le mouvement patronal de prévenir des dangers du programme économique et fiscal du Nouveau Front Populaire : "un alourdissement de la fiscalité sur les particuliers comme sur les entreprises, une revalorisation brutale du SMIC et une indexation automatique des salaires sur l’inflation, un renoncement à la réforme des retraites ou à celle du marché du travail, un blocage des prix auraient immanquablement des effets récessifs, plongeant la France dans une crise économique profonde et durable", insiste-t-il.

Déjà, le 20 juin dernier, lors de l’audition des représentants des différents partis organisée par le Medef, et réunissant la CPME et l’U2P, son président, Patrick Martin avait appelé à " faire réussir les entreprises, veiller à ce que les conditions économiques de leur succès soient réunies pour leur permettre d’assumer toutes leurs responsabilités". Pour le patron des patrons, "il ne peut y avoir de France prospère, de société unie, sans paix sociale, sans entreprises qui réussissent, qui recrutent, qui forment, qui incluent, qui partage la valeur et qui se décarbonent".

À noter que la CPME, présidée par François Asselin, a elle aussi souhaité réagir aux résultats du second tour des élections législatives anticipées ce lundi, demandant, "à redonner confiance à ceux qui font la croissance et l’emploi, pour éviter que l’attentisme actuel ne se prolonge". "Le pire serait que les investissements et les recrutements soient ajournés. La crise économique qui s’ensuivrait serait sévère et préjudiciable à l’ensemble des Français. Les premiers signaux envoyés aux entrepreneurs et aux entreprises seront déterminants alors que, rappelons-le, le nombre de défaillances d’entreprises a bondi de 18 % sur les six premiers mois de l’année", alertait-elle.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article