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Intelligence artificielle / Environnement

L’impact environnemental et les défis liés à l’intégration de l’IA encore sous-estimés / Les entreprises européennes la trouveraient néanmoins utile pour se développer durablement

Sur le chemin du développement durable, les entreprises européennes sont une majorité à estimer que l’intelligence artificielle sera un allié. Néanmoins, l’impact environnemental de la technologie et les nouveaux défis liés à son intégration ne semblent pas encore avoir été vraiment bien appréhendés.
(Photo by Felix Lebelle / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)
(Photo by Felix Lebelle / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)

Les entreprises européennes semblent voir le verre à moitié plein. Alors que l’impact environnemental de l’intelligence artificielle (IA) reste pour l’instant plutôt considéré comme négatif, comme en témoigne la hausse significative des émissions de CO2 des grandes entreprises américaines qui en sont à la pointe, les sociétés européennes restent de leur côté plus mesurées à ce sujet.

Selon l’institut de recherche "AI for Sustainability" de l’Essca et Forvis Mazars, plus de la moitié des entreprises européennes interrogées par son premier baromètre considèrent en effet que l’impact de la technologie sur leur développement durable est positif. Des résultats qui ne sont pas nécessairement alignés avec les premières recherches scientifiques paraissant à ce sujet, souligne l’étude, reflétant un certain optimisme des professionnels de terrain – soit 422 responsables IT d'entreprises le cas échéant – à ce sujet.

Pour autant, en matière de développement durable, ces derniers semblent aussi avoir une vision large de la question : par exemple, 9 % des entreprises mettent en avant des pratiques de travail éthiques comme l’une des priorités principales sur le plan de l’utilisation de l’IA pour le développement durable, dépassant d’autres considérations comme les émissions de CO2. "La majorité des entreprises ont déjà commencé à utiliser l’IA pour atteindre des objectifs de développement durable (seules 15 % ne le font pas). Il est néanmoins intéressant de constater que l’usage de l’IA pour atteindre des objectifs environnementaux passe au second plan par rapport aux enjeux sociétaux", appuie Dejan Glavas, professeur de finance et directeur de l’institut "AI for Sustainability" de l’Essca.

Au baromètre de souligner, par ailleurs, que l’ensemble des risques mis en avant par les responsables IT restent liés à des problématiques existantes, exacerbées par l’IA, comme la gestion des données. De quoi pousser l’institut à relever que les nouveaux défis liés à l’intégration de l’IA restent peut-être pour l’instant sous-estimés, à l’instar des biais de la technologie ou encore de la nécessité d'assurer un contrôle humain sur cette dernière.

Et ceci alors que 44 % des entreprises n’ont pas encore développé de lignes directrices quant à l’utilisation de l’IA. Un sujet de risques et de préparation que les entreprises françaises semblent d’ailleurs devoir mieux préparer que leurs consœurs britanniques : "Les résultats de ce baromètre sont d’autant plus intéressants si on considère que seulement 18 % des entreprises françaises se disent prêtes à gérer les perturbations et risques liés à l’IA, contre 34 % des entreprises britanniques. Par ailleurs, 29 % des répondants français considèrent leur entreprise totalement impréparée, comparé à seulement 15 % des Britanniques", pointe Laurent Inard, associé et responsable de la R&D chez Forvis Mazars en France.

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