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Jamais le carnet de commandes de Thales n’aura été aussi rempli / Un bénéfice net qui s’envole grâce au secteur de la défense
En fin d’année dernière, le patron de Thales Patrice Caine avait prévenu. Si les prises de commandes étaient en légère baisse sur un an, ce n’était simplement que le fait d’une année 2022 exceptionnelle marquée par la vente des 80 rafales aux Emirats Arabes Unis. Un lointain souvenir si l’on considère les performances financières que le groupe a dévoilées ce matin pour le premier semestre. Sur les six premiers mois de l’année, les prises de commandes ont progressé de 26 % (23 % en variation organique), à 10,8 milliards d’euros. Le ratio des prises de commandes rapportées au chiffre d’affaires (en progression de 6 % en organique sur un an à 9,49 milliards d’euros) s’élève à 1,13. Une augmentation significative par rapport au premier semestre 2023 où il ressortait à 0,98.
Et malgré un plus haut historique déjà enregistré en 2023, jamais le carnet de commandes de Thales n’aura été aussi plein. Celui-ci cumule 47 milliards d’euros, soit 16 % de mieux qu’un an auparavant et surtout mieux que sur toute l’année 2023 (45,2 milliards d’euros) et 2022 (40,9 milliards d’euros en 2022). "Le premier semestre se caractérise par la poursuite d’une dynamique commerciale soutenue, avec un montant de commandes record incluant trois contrats de montant unitaire supérieur à 500 millions d’euros", a commenté Patrice Caine qui n’en oublie pas moins les 12 grandes commandes d’un montant unitaire supérieur à 100 millions d’euros dont le montant cumulé ressort à 3,6 milliards d’euros, en hausse de 116 % par rapport à la même période l’année dernière.
Dans le détail, le groupe a vu ses prises de commandes nettement s’accélérer au deuxième trimestre, avec 8 grandes commandes, et notamment pour les activités aérospatial et défense et sécurité. Cette dernière a en effet comptabilisé 9 commandes à plus de 100 millions d’euros sur le semestre, portant ainsi son carnet de commandes à 36,5 milliards d’euros, l’équivalent de plus de 3,7 années de chiffre d’affaires.
Ce faisant, Thales affiche pour le premier semestre un résultat d’exploitation (Ebit) de 1,096 milliard d’euros, en hausse de 4,7 % en organique (le consensus publié par Thales tablait 1,093 milliard d’euros), soit une marge de 11,5 % du chiffre d’affaires, un nouveau record pour un premier semestre. Son bénéfice net s’affiche à plus de 1 milliard d’euros, contre 649 millions d’euros lors du premier semestre 2023, en hausse de 57 %.
Dans ce contexte, le ciel est donc dégagé pour Thales qui anticipe une bonne dynamique de ses activités sur la seconde partie de l’année 2024 et confirme ainsi ses objectifs financiers communiqués en mars dernier, tout en les affinant : la croissance organique du chiffre d’affaires est désormais attendue entre 5 % et 6 %, correspondant à un chiffre d’affaires compris dans une fourchette de 19,9 à 20,1 milliards d’euros. Il tablait jusqu’alors sur une croissance organique comprise entre 4 et 6 %. La marge d’Ebit est quant à elle attendue entre 11,7 % et 11,8 % (contre 11,7 % et 12 %).
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