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Publications, Résultats / Ipsos / résultats semestriels

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Ipsos / résultats semestriels

Des voyants au vert chez Ipsos / Mais certaines difficultés aux Etats-Unis mettent leur grain de sel

La profitabilité, la génération de trésorerie, les bénéfices et la croissance organique ont été au rendez-vous lors du premier semestre d’Ipsos. Mais cette dernière étant ressortie plus faible qu’anticipé et dans un contexte qui peine à s’améliorer aux États-Unis, Ipsos a quelque peu révisé sa prévision de croissance organique annuelle à la baisse. L’objectif de marge opérationnelle reste quant à lui d'actualité.
(Photo by Michal Fludra / NurPhoto / NurPhoto via AFP)
(Photo by Michal Fludra / NurPhoto / NurPhoto via AFP)

La légère révision des objectifs annuels de croissance organique d’Ipsos ne semble pas avoir enchanté les marchés. Le spécialiste des études de marché et des sondages recule d’environ 8 % à la Bourse de Paris jeudi après-midi, à la suite de la publication de ses résultats semestriels. En cause, donc : un ajustement de la prévision de croissance organique du groupe dirigé par Ben Page pour 2024, alors que celle-ci est désormais attendue à 3 % au titre de l’année en cours. Cela correspondrait à la hausse de l’activité enregistrée en 2023, mais représente un ajustement par rapport aux 4 % qui avaient été précédemment envisagés.

De fait, explique Ipsos, la croissance organique du premier semestre est ressortie plus faible qu’anticipé, en particulier à la fin du deuxième trimestre, reflétant en partie l’impact du cycle électoral et l’attentisme qui découle des élections dans de nombreux pays cette année, comme aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France ou en Inde.

 

Des restructurations dans le secteur pharmaceutique

 

D’autant plus qu’outre-Atlantique, le contexte ne s’est pas nécessairement amélioré au deuxième trimestre comme cela avait pu être anticipé. D’une part, il y a donc des aléas liés à l’élection présidentielle et la fin de certains grands contrats ponctuels, qui pèsent sur les activités d’affaires publiques du groupe. D’autre part, ses clients dans le secteur pharmaceutique font aussi face à une vague de restructurations. Les lignes de services liées aux consommateurs, la bonne performance de la plateforme Ipsos Digital ainsi que le redressement de l’activité liée aux grands clients de la Tech auront néanmoins profité à Ipsos.

Et la mise en place d’une nouvelle organisation managériale, comme en témoigne la récente nomination de Mary Ann Packo au poste de directrice générale pour l’Amérique du Nord, devrait permettre à la situation de se stabiliser et de renouer avec la croissance. Si l’Amérique latine a maintenu une bonne dynamique sur les six premiers mois de l’année, les difficultés rencontrées par Ipsos en Amérique du Nord auront ainsi tiré la croissance dans la région Amériques, qui contribue à hauteur de 37 % au chiffre d’affaires, à la baisse : elle s’affiche en recul de 0,6 %, en organique et sur un an, à 418,7 millions d'euros, au titre du premier semestre de 2024.

 

La zone EMEA en vedette

 

Ceci étant, si les marchés se sont concentrés sur cet ajustement de prévision de croissance, Ipsos a toutefois signé un premier semestre dynamique. La croissance totale de son activité est ressortie en hausse de 4,7 % au total et de 3,8 % en organique, à 1,14 milliard d’euros. La hausse particulièrement marquée de l’activité dans la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA) y aura bien participé, puisqu’elle s’y affiche, en organique, à hauteur 7,6 %. Et la bonne conduite des acquisitions récentes aura même permis de tirer la croissance totale à 10 % dans la région. Le chiffre d'affaires s'affiche ainsi à 523,3 millions d'euros en EMEA.

Enfin, en Asie-Pacifique, où la croissance organique a atteint 4 %, si l’activité du côté de la Chine est restée faible du fait d’un manque de visibilité macroéconomique, le premier trimestre y aura été particulièrement dynamique. À noter, par ailleurs, que certains contrats seront réalisés plus tardivement que prévu. Cela devrait donc porter l’activité sur la deuxième partie de l’année.

 

Profitabilité, bénéfices et trésorerie

 

Plusieurs autres voyants s’affichent également au vert. La profitabilité d’Ipsos s’est notamment appréciée sur un an, alors que sa marge opérationnelle a atteint 10,1 %, contre 8,7 % un an auparavant. De même concernant les bénéfices. Le résultat net ajusté, part du groupe, a bondi de 17,5 % pour se fixer à 82,3 millions d’euros à fin juin 2024. Enfin, la génération de trésorerie libre d’exploitation s’est établie à 80 millions d’euros, soit une hausse 56 millions d’euros par rapport à l’année précédente.

"Le groupe est en très bonne position pour continuer à financer sa croissance, ses investissements et ses acquisitions. Quelques mois après leur intégration, les dernières acquisitions réalisent une bonne performance", appuie l’entreprise. Et si l’objectif de croissance organique à court terme a été légèrement révisé à la baisse, celui de maintenir la marge opérationnelle annuelle à hauteur de 13 % reste quant à lui toujours d’actualité.

 

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