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exclusif Les rentrées de revenus sont bien multiples pour Euronext / Se diversifier (toujours plus) pour mieux régner sur l’Europe

EXCLUSIF. Trimestre après trimestre, l’opérateur boursier paneuropéen enchaîne les records. Après 400 millions d’euros de chiffre d’affaires au premier trimestre, ce sont désormais 412,9 millions de revenus qui ont été enregistrés entre les mois d’avril et juin. Une performance que le groupe doit désormais aussi bien à ses activités liées aux volumes qu’à la dynamique de celles de négociations, toutes étant en très forte croissance sur la période.
Stéphane Boujnah, président du directoire d'Euronext  (Photo by ERIC PIERMONT / AFP)
Stéphane Boujnah, président du directoire d'Euronext (Photo by ERIC PIERMONT / AFP)

Le modèle diversifié d’Euronext se montre décidément de plus en plus pertinent. Au deuxième trimestre, le chiffre d’affaires du groupe a atteint un nouveau record en atteignant 412,9 millions d’euros, soit une progression de 12,2 % sur un an, pour un bénéfice net ajusté de 165,2 millions d’euros, en hausse de 15,6 %. "Cela représente un bénéfice par action ajusté de 1,59 euro, soit une augmentation de 19 % par rapport à l’année dernière ", s’est félicité le président du directoire, Stéphane Boujnah, dans un entretien accordé à WanSquare. Le groupe a dégagé un excédent brut d’exploitation (Ebitda) ajusté à 256,8 millions d’euros, en augmentation de près de 19 %, dégageant ainsi une marge à 62,2 % (+ 3,5 points par rapport à la même période l’année dernière).

 

Le post-trading est toujours une valeur sûre

 

Une performance que l’opérateur boursier paneuropéen doit désormais aussi bien à ses activités liées aux volumes qu’à la dynamique de celles de négociations, toutes étant en forte croissance au deuxième trimestre.

Concernant d’abord les revenus non liés aux volumes, ceux-ci représentent toujours 58 % du total des recettes du groupe.

Dans le détail, le chiffre d’affaires des activités de conservation et de règlement-livraison (Custody et Settlement) a augmenté de 9,4 % par rapport à la même période l’année dernière, pour atteindre les 69,7 millions d’euros.

Par ailleurs, celui des activités de compensation s’est établi à 39,2 millions d’euros (+ 33,2 %), le fruit notamment de l’expansion de sa plateforme de compensation italienne, Euronext Clearing (récupéré pour mémoire au moment du rachat de Borsa Italiana) sur les actions européennes au quatrième trimestre 2023, poussant donc fortement cette croissance.

Pour mémoire, Euronext a migré la compensation de ses dérivés de matières premières vers Euronext Clearing ce mois-ci, achevant ainsi la première phase de sa migration de compensation des dérivés. La deuxième (dérivés financiers) et donc dernière phase aura lieu en septembre prochain. "Avec cette expansion stratégique de notre chambre de compensation, Euronext crée une infrastructure de marché intégrée qui contribue davantage à la défragmentation du paysage post-marché européen, et sert de catalyseur d’innovation pour ses clients. La prochaine étape sera également la dernière pour atteindre l’objectif de 115 millions d’euros de synergies d’Ebitda d’ici la fin de l’année 2024 ", explique le dirigeant. A noter d’ailleurs qu’à l’occasion de la présentation de ses résultats financiers, le groupe a annoncé avoir décidé de réduire l’enveloppe de coûts alloués à l’intégration de Borsa Italiana à 130 millions d’euros, au lieu de 160 millions d’euros initialement décidée. A fin juin, 84,2 millions d’euros de synergies cumulées d’Ebitda avaient en outre été enregistrées.

 

Nouveau record pour le fixed income

 

Au total, avec plus de 108 millions d’euros sur le trimestre, le post-trading (post-marché) représente toujours un tiers des activités du groupe. "Au deuxième trimestre, le non-volume a beaucoup crû alors même que les revenus tirés du trading ont bondi de 20,7 % sur la période pour atteindre les 142,7 millions d’euros et que le chiffre d’affaires des opérations de fixed income a atteint un nouveau record à 35,6 millions d’euros, soit une hausse de plus de 40 % ", souligne Stéphane Boujnah. L’on notera aussi le trading d’électricité qui est en croissance de 30 % au deuxième trimestre sur un an.

Et question diversification, Euronext ne compte pas s’arrêter là. " Au cours des derniers mois, nous avons poursuivi la diversification de notre modèle économique avec la finalisation de l’acquisition de GRSS (Global Rate Set Systems), un administrateur de référence de premier plan, en juin dernier. Cette acquisition complémentaire renforce la croissance du chiffre d’affaires d’Euronext non liée aux volumes. Nous avons également continué à innover en lançant notre propre service de connectivité micro-ondes entre nos clients de Londres et notre data center à Bergame. Avec cette nouvelle offre, nous sommes devenus la première Bourse en Europe à offrir une entrée d’ordres ‘Plug & Play’à Londres via cette technologie, ce qui améliore considérablement la vitesse de transmission des ordres et offrira des améliorations inégalités en matière de latence ", nous explique le président du directoire.

 

Des concurrents loin derrière

 

Enfin, Euronext est resté le premier marché de cotations en Europe durant le deuxième trimestre. Ce sont encore 14 nouvelles cotations d’actions qui ont été menées sur ses marchés, représentant 40 % de l’activité en Europe. Et l’opérateur paneuropéen a su se montrer toujours plus attractif, un tiers de ses nouvelles cotations provenant d’entreprises étrangères, et non des moindres, comme CVC ou London Tunnels sur Euronext Amsterdam. Sur la même période, le London Stock Exchange a enregistré 5 cotations et aucune pour Deutsche Börse.

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