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Publications, Résultats / Vinci / Taxe sur les concessions / Xavier Huillard

Publications, Résultats
Vinci / Taxe sur les concessions / Xavier Huillard

Vinci clarifie ses prévisions pour 2024 / Les effets de la taxe sur les concessions se font déjà sentir

Une activité orientée à la hausse et un carnet de commandes raflant un nouveau record : Vinci a débuté 2024 en pleine forme, malgré une base de comparaison élevée et une crise de la promotion immobilière qui n’aura pas profité à Vinci Immobilier. Au terme des six premiers mois de l’année, le groupe présidé et dirigé par Xavier Huillard s’est aussi décidé à préciser davantage ses prévisions pour l’année à venir, branche par branche d’activités. Un semestre qui aura également été marqué par l’entrée en vigueur de la taxe sur les infrastructures de transport de longue distance. Ce qui représente d’ores et déjà un impact sur certains éléments du compte de résultat du groupe.
Xavier Huillard (Photo by Alain JOCARD / AFP)
Xavier Huillard (Photo by Alain JOCARD / AFP)

La crise de la promotion immobilière en France n’est pas un mystère et Vinci n’échappe pas à la règle. Mais si ses revenus tirés de l'immobilier se sont affichés en repli de 10 % à l’issue du premier semestre de 2024, la suite de l’année pourrait être de meilleur augure : une quasi-stabilité de son activité a été observée sur le deuxième trimestre. Et pour le reste, le géant des concessions, de la construction et de l’énergie a suivi une trajectoire ascendante depuis le début de l’année. De fait, le chiffre d’affaires de Vinci a grimpé de 4,4 % sur un an, à 33,8 milliards d’euros et cela malgré une base de comparaison défavorable, souligne le groupe présidé et dirigé par Xavier Huillard.

Le trafic de Vinci Airports (qui a réalisé plusieurs développements stratégiques au fil du semestre, notamment au travers d’acquisitions) a continué de progresser dans la grande majorité de ses plateformes à l’échelle mondiale, a souligné le patron du groupe, dont la succession commence à s’orchestrer. Le léger recul du trafic de Vinci Autoroutes reste de son côté à mettre en relation avec des perturbations ponctuelles, provoquées par différents mouvements sociaux. La branche énergie du groupe, toujours en forme grâce à Vinci Énergies et Cobras IS, est quant à elle "tirée par les besoins très importants de la transition énergétique et de la transformation numérique. Ceux-ci bénéficient également à Vinci Construction, dont une part grandissante de l’activité est liée à ces tendances de fond. Il en ressort une hausse des chiffres d’affaires et des marges opérationnelles de ces trois pôles d’activité", a expliqué Xavier Huillard.

 

Un carnet de commandes bien rempli

 

D’autant que le groupe a de la visibilité pour la suite. Son carnet de commandes a atteint un nouveau record. À 67,3 milliards d’euros, il s’affiche en hausse de 9 % par rapport à fin juin dernier et représente près de 14 mois d’activité. Du côté de l'Ebitda, pas d'encombre non plus. Il s’élève à 5,7 milliards d’euros, soit une marge sur chiffre d’affaires de 16,8 %, en hausse de quarante points de base sur un an.

Seulement voilà : son évolution, de même que celle d’autres éléments du compte de résultat, a été pénalisée par la prise en compte de Vinci Autoroutes d’une charge de 120 millions d’euros au titre de la nouvelle taxe sur les infrastructures de transport de longue distance qui, pour mémoire, est logée dans la loi de finances pour 2024. Vinci, comme Eiffage, ne compte pas en rester là et a d’ores et déjà engagé une procédure en contentieux. Mais reste que pour l’instant, la taxe est bel est bien en vigueur. Elle fait actuellement l’objet d’une revue de conformité par le Conseil Constitutionnel, rappelle Vinci, mais aura en tout cas également eu un impact sur les bénéfices du groupe. Son résultat net, part du groupe, à 2 milliards d’euros, a légèrement reculé par rapport aux 2,1 milliards d’euros enregistrés un an auparavant.

 

À la hausse ou à la baisse

 

Si l’Ebitda a donc été quelque peu pénalisé par cette taxe, sa progression et une bonne maîtrise du besoin en fonds de roulement auront permis au cash-flow libre du groupe de ressortir positif, à hauteur de 361 millions d’euros - soit 100 millions d’euros de plus qu’au premier semestre de 2023. Ceci étant dit, en dépit des incertitudes politiques et macroéconomiques prégnantes, Vinci a également profité de cette publication pour préciser ses indications pour l’année en cours.

Alors que Vinci Autoroutes tablait auparavant sur un trafic en légère hausse en 2024, il sera désormais attendu stable. Du côté de Vinci Airports, les anticipations ont en revanche été révisées à la hausse, le groupe s’écartant de la nuance d’un trafic attendu "légèrement" supérieur à 2019 pour l’attendre plus simplement en hausse. Vinci Énergies devrait de son côté afficher une marge opérationnelle en légère croissance, alors que le pôle visait auparavant une confirmation de son "excellent" niveau. Et à la faveur d’un carnet de commandes élevé et d’une performance semestrielle au beau fixe, Cobras IS devrait voir son chiffre d’affaires et sa marge opérationnelle augmenter, alors que le groupe anticipait auparavant que cette dernière se maintiendrait. S’agissant de Vinci Construction, les anticipations d’activité ont été réajustées légèrement à la hausse. "Quant au résultat net, il pourrait être proche en 2024 du niveau atteint en 2023, conséquence notamment de la nouvelle taxe sur les infrastructures de transport de longue distance décidée par le gouvernement français, dont le montant est estimé à environ 280 millions d’euros", pointe Vinci.

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