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Entreprises / Actions / L'Oréal / résultats financiers / résultats semestriels

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L'Oréal / résultats financiers / résultats semestriels

Une diversification géographique bien judicieuse pour L’Oréal / Le géant de la beauté veut conquérir toujours plus de consommateurs

Si le groupe a vu ses ventes reculer en Chine au premier semestre, il a pu néanmoins compter sur l’attractivité de ses 37 marques dans les autres régions du monde où la croissance de ses revenus s’affiche quasiment partout à deux chiffres. De quoi donner confiance à ses dirigeants pour le second semestre mais aussi pour les années à venir, L’Oréal ambitionnant de conquérir 2 milliards de consommateurs dans la prochaine décennie.
L'Oréal (Photo by Jakub Porzycki / NurPhoto / NurPhoto via AFP)
L'Oréal (Photo by Jakub Porzycki / NurPhoto / NurPhoto via AFP)

Dans un monde du luxe sous pression en Chine, L’Oréal a malgré tout su tirer son épingle du jeu. Le géant mondial de la beauté et des cosmétiques a dégagé au premier semestre un bénéfice net de 3,66 milliards d’euros, en hausse de 8,8 % sur un an et un chiffre d’affaires en progression de 7,5 %, à 22,12 milliards d’euros.

 

Mieux que le marché

 

L’on notera également son résultat d’exploitation qui s’élève pour les six premiers mois de l’année à 4,6 milliards d’euros (+ 8 %) et qui ressort sur un an à 20,8 % du chiffre d’affaires, soit un bond de 10 points de base par rapport au premier semestre 2023. "Je suis content de ces performances. Sur un marché de la beauté qui malgré son ralentissement reste dynamique à environ 5,5 % de croissance (en données comparables, ndlr) au premier semestre, nous progressons de 7,3 % ", a déclaré à l’AFP le directeur général, Nicolas Hieronimus qui s’attendait, pour mémoire, en juin, à une croissance de 4,5 % à 5 % pour le marché cette année. "Au premier semestre, nous réalisons une forte croissance […] bien répartie entre valeur et volume et nous renforçons notre position de leader mondial sur un marché de la beauté qui reste dynamique. Notre fort rythme de croissance sur les marchés émergents, en Europe et en Amérique du Nord, compense largement le marché de la beauté en retrait en Chine continentale ainsi qu’un comparatif défavorable du Travel Retail" s’est-il félicité, dans un communiqué.

 

Des marques toujours plus attractives

 

De fait, L’Oréal profite à plein de ses différentes positions géographiques. Si en Asie du Nord, les ventes sont en recul de 3,1 % par rapport à la même période l’année dernière, à 5,47 milliards d’euros, en raison notamment d’un deuxième trimestre négatif pour le marché de la beauté chinois "exacerbé par la faible confiance persistante des consommateurs " explique le groupe, les ventes en Amérique du Nord progressent elles de 8,7 % sur un an au premier semestre, à 5,8 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en Europe atteint quant à lui 7,28 milliards d’euros (+ 12,2 %) tandis que les ventes en Amérique Latine font un bond de 15,8 % à 1,68 milliard d’euros. Enfin, celles de la zone SAPMENA-SSA (Asie du Sud, Pacifique, Moyen-Orient, Afrique du Nord et Afrique Subsaharienne) progressent de 14,3 % à 1,88 milliard d’euros.

Par branche d’activité, toutes les divisions progressent. Dans le détail, les ventes de celle grand public (Garnier, Maybelline, Mixa, etc) augmentent de 8,3 % à 8,3 milliards d’euros. Celles de la division luxe (Yves Saint Laurent, Lancôme, etc) atteignent 7,57 milliards d’euros, soit une progression de + 4 %. La beauté dermatologique (Vicky, La Roche-Posay) ne faiblit pas avec 3,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit un bond de 15,5 %. Les produits professionnels gagnent 4 % sur un an, avec 2,42 milliards d’euros de revenus.

 

Des parts de marché gagnées malgré tout en Chine

 

Et malgré le marché atone en Chine continentale, le groupe continue de gagner des parts de marché, "grâce aux divisions beauté dermatologique portée par SkinCeuticals et CeraVe, les Produits Professionnels (Kérastase) et L’Oréal Luxe qui atteint des nouveaux records ", souligne le géant de la cosmétique, ajoutant que "si le travel retail pèse encore sur la croissance au premier semestre, sa dynamique s’améliore toutefois progressivement. Le Japon maintient une croissance à deux chiffres, bénéficiant de la reprise du tourisme ".

De quoi permettre au dirigeant de L’Oréal de rester optimiste quant aux perspectives du marché pour le reste de l’année et entend le surperformer à nouveau. Et les analystes y croient aussi : "Le groupe évolue en leader incontesté sur un marché en croissance historique de 4-5 % par an (hors covid) voué à accélérer, qu’il surperforme historiquement (+ 5.6 % sur 10 ans 2010-2019) et surperformera notamment par l’étendue de son spectre, un portefeuille de marques inégalé (dont 11 milliardaires), son positionnement multipolaire innovant et global sur toutes les catégories et gammes de prix, son modèle omnicanal ", estime le bureau d’études TP Icap Midcap.

 

Le consommateur homme pour cible

 

D’ailleurs, L’Oréal affiche clairement ses ambitions : "On estime qu’il y a 4 milliards de personnes sur la planète qui peuvent acheter un produit L’Oréal, on estime en toucher 1,25 milliard. On a beaucoup de potentiel, mon ambition est de toucher deux milliards de consommateurs dans la prochaine décennie", a annoncé Nicolas Hieronimus à l’AFP, confiant "orienté (son) plan stratégique avec de nouvelles cibles, notamment les hommes ".

Au-delà de ses performances financières, le groupe a par ailleurs annoncé que le conseil d’administration avait décidé de procéder au cours du second semestre 2024 à des rachats d’actions L’Oréal, pour un montant maximum de 500 millions d’euros et un nombre maximal d’actions à acquérir de 2 millions. Les actions ainsi rachetées ont vocation à être annulées.

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