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France : le marché de l’immobilier retrouve des couleurs / La production de crédit rebondit
Le crédit immobilier repart à la hausse. Lors du deuxième trimestre 2024, la production mensuelle moyenne de prêts à l’habitat (hors renégociations) s’est affichée à 8,5 milliards d’euros, soit une augmentation de 18 % par rapport aux trois mois précédents (plus bas depuis fin 2012 entre janvier et mars), montrent les données de la Banque de France.
La demande a bénéficié de deux facteurs si l’on en croit la dernière enquête trimestrielle de la Banque centrale européenne (BCE) menée auprès des banques. Ces dernières rapportent que ce sont le niveau général des taux d’intérêt ainsi que les perspectives du marché de l’immobilier (cela peut inclure les anticipations sur le coût d’achat d’un bien et les rendements d’un investissement locatif) qui expliquent l’évolution de la demande.
Il faut dire que le taux d’intérêt moyen, hors frais et assurances, des nouveaux crédits à l’habitat poursuit sa baisse en juin entamée en février (3,70 % après 3,83 %). Depuis le plus haut atteint en janvier, la baisse cumulée atteint 47 points de base en lien avec le desserrement attendu de la politique monétaire de la BCE.
De sorte que le pouvoir d’achat immobilier des ménages reprend du poil de la bête (le calcul du pouvoir d’achat immobilier réalisé par la Banque de France fait l’hypothèse d’une mensualité de remboursement égale à 33 % du revenu de l’emprunteur, sans apport personnel, pour un crédit d’une maturité égale à la moyenne de la période sous revue).
Certes, il apparaît en recul par rapport à la période précédant la normalisation monétaire de l’institution de Francfort démarrée en juillet 2022 (la production mensuelle de crédits était deux fois et demi-supérieure à celle d’aujourd’hui, un niveau hors-norme). En effet, il permet aujourd’hui à un ménage d’acquérir 8,2 mètres carrés de moins qu’en juin 2022, toutefois le creux est derrière nous, ayant été atteint en septembre 2023 (-13,6 mètres carrés).
D’après la Banque de France, la part de primo-accédants pour l’achat d’une résidence principale représente un peu moins de la moitié de la production de crédits à l’habitat et la part des ménages les moins aisés (dont les revenus nets représentent moins de 3 fois le SMIC) continue de représenter plus de la moitié des emprunteurs.
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