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Sur les marchés / CAC 40 / règle de Sahm / Récession / Vix

Sur les marchés
CAC 40 / règle de Sahm / Récession / Vix

Après la tempête, le calme est revenu sur les marchés financiers / Les craintes de récession relativisées

Secoués en début de semaine par des craintes de récession américaine, les marchés financiers ont rapidement retrouvé leurs esprits. Wall Street a plus qu’effacé ses pertes, tandis qu’en Europe, les principaux indices se sont également largement repris. Le reflux de l’indice VIX de volatilité et le rebond des rendements obligataires témoignent également de l’apaisement des tensions. Les prochaines statistiques macroéconomiques à venir, notamment sur les prix à la consommation et les ventes au détail aux Etats-Unis, seront scrutées de près.
Les marchés financiers ont effacé leurs pertes enregistrées dans la crainte d'une récession américaine - Photo by CHRISTIAN BARTHOLD / Image Source / Image Source via AFP
Les marchés financiers ont effacé leurs pertes enregistrées dans la crainte d'une récession américaine - Photo by CHRISTIAN BARTHOLD / Image Source / Image Source via AFP

Changement d’ambiance. A la vague de panique qui a déferlé en début de semaine sur les marchés financiers dans la crainte d’une récession américaine, a succédé une vision beaucoup plus tempérée de la situation. Les Bourses mondiales ont récupéré une bonne partie du terrain abandonné lors du mouvement de "sell-off" de lundi. Notamment aux Etats-Unis, où le Nasdaq Composite et le Dow Jones n’abandonnent plus que 0,7% en cinq séances, et le S&P 500 seulement 0,5%. Ce dernier a connu jeudi (+2,30 %) sa meilleure journée depuis novembre 2022 dans la foulée de la publication d’un nombre de demandes hebdomadaires d'allocations chômage en baisse aux Etats-Unis.

A Wall Street, les trois indices poursuivaient ce vendredi leur remontée. A l'approche de la mi-séance, le Nasdaq Composite prenait 0,15%, à 16 685 points, tandis que le Dow Jones était stable, à 39 451 points. L'indice élargi S&P 500 s’adjugeait 0,2%, à 5328 points.

Même scénario de reprise en Europe, où l'indice Stoxx Europe 600 affiche désormais une progression de 0,6% depuis le début de la semaine. A Paris, le CAC 40 et le SBF 120 ont effacé l’intégralité de leurs pertes. Idem pour le Dax 40, qui progresse de 0,3% en cinq séances à Francfort, où le FTSE à Londres (-0,2%).

 

Reflux de l’indice de la peur

 

Signe de l’apaisement des tensions, l'indice VIX de la volatilité implicite des actions américaines, qui mesure l'incertitude des investisseurs, est revenu à des niveaux raisonnables, autour de 24, après avoir atteint un pic de 65,7 en début de semaine.

La diminution de l’aversion au risque s’observe également sur le rendement de l'obligation du Trésor américain à 10 ans, tombé à moins de 3,7% en début de semaine, il est remonté à 4% jeudi et évolue vendredi autour de 3,94%.

Par ailleurs, la volatilité du yen, que de nombreux commentateurs ont rendu responsable des récentes turbulences sur les marchés, a également diminué. Cela a apaisé les inquiétudes concernant l'impact perturbateur du dénouement des opérations de portage sur le yen, une stratégie par laquelle les investisseurs empruntent à des taux d'intérêt proches de zéro dans la monnaie japonaise et placent le produit de ces opérations sur des marchés à rendement plus élevé.

 

La règle de Sahm relativisée

 

Publié jeudi par le département américain du Travail, le dernier rapport hebdomadaire sur les demandes d'allocations chômage aux États-Unis a indiqué que le nombre d'actifs américains ayant effectué une première demande d'allocation chômage avait reculé de 17 000 la semaine dernière, à 233 000, alors que le consensus tablait sur 240 000.

De quoi venir remettre en cause le scénario alarmiste de réalisation de la fameuse "Sahm rule", du nom de l’économiste Claudia Sahm, règle selon laquelle la première économie mondiale entre récession lorsque la moyenne sur trois mois du taux de chômage augmente d’au moins un demi-point de pourcentage par rapport à son niveau le plus bas des douze derniers mois. Ce qui a été le cas en juillet.

Une théorie que de nombreux observateurs ont commencé à relativiser. "En effet, nous ne constatons pas de rebond particulier des licenciements mais une forte variabilité de la population active avec une recrudescence des nouveaux entrants à la re- cherche d’un travail, notamment grâce à l’immigration, et parce que sur le dernier mois un nombre important de salariés n’ont pu se rendre au travail du fait de mauvaises conditions météorologiques (ouragan Beryl)", explique ainsi notamment Benjamin Melman, directeur de l'investissement d'Edmond de Rothschild Asset Management. Ce que tend à démontrer le rapport hebdomadaire meilleur qu’attendu publié jeudi.

 

Une toile de fond toujours positive

 

D’une façon générale, "la toile de fond [sur l'économie américaine] reste positive dans une large mesure", souligne de son côté la banque UBS. "Bien que l'économie américaine semble croître à un rythme légèrement inférieur à la tendance, les craintes d'une récession semblent prématurées", poursuit-elle. De fait, les données récentes sur les dépenses de consommation indiquent une normalisation à partir de niveaux élevés plutôt qu'une période de faiblesse. Les finances des ménages restent saines et l'enquête ISM sur les services a rebondi en juillet.

Afin de conforter cette impression, les investisseurs vont à présent se tourner vers les publications économiques de la semaine prochaine, notamment l'indice des prix à la consommation pour le mois de juillet et les ventes au détail. "Les marchés espèrent un atterrissage en douceur, avec une inflation qui se rapproche progressivement de l'objectif de 2 % de la Fed et des dépenses de consommation qui ralentissent sans pour autant indiquer une contraction de l'économie", ajoute UBS.

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