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Macro-économie / Taux / Fonds norvégien / Bourse

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Fonds norvégien / Bourse

La tech américaine fait les affaires boursières du Fonds norvégien / Ses placements lui ont rapporté 125 milliards d’euros au premier semestre

Sur les six premiers mois de l’année, le plus gros fonds souverain de la planète a vu sa valeur croître de près de 170 milliards d’euros notamment grâce à une classe d’actifs : les actions cotées. Si ses placements ont affiché un rendement moyen de 8,6 %, celui des titres d’entreprises technologiques qu’il détient s’est élevé à 27,9 %.
Nicolai Tangen, directeur général du Fonds norvégien - HEIKO JUNGE / NTB / NTB via AFP
Nicolai Tangen, directeur général du Fonds norvégien - HEIKO JUNGE / NTB / NTB via AFP

Le Fonds norvégien peut remercier les valeurs technologiques. La valeur du plus gros fonds souverain mondial a progressé de 12,6 % au cours du premier semestre, ce qui représente une augmentation de 168 milliards d’euros. Fin juin, il pesait ainsi 1504,4 milliards d’euros. L’institution chargée de recycler les revenus pétro-gaziers de la Norvège a enregistré une entrée nette de capitaux de 16,3 milliards d’euros (ils lui ont été reversés par le gouvernement grâce à la rente liée aux hydrocarbures) tandis que la dépréciation de la couronne norvégienne a généré une hausse de 26,7 milliards d’euros de la valeur de ses actifs – le Fonds est intégralement investi à l’étranger.

Ainsi, la quasi-intégralité de la croissance de la valeur du Fonds provient du rendement total généré par les actifs qu’il détient. Ses placements ont généré un rendement total de 8,6 % durant les six premiers mois de l’année (soit 4 points de base de moins que son indice de référence), soit 125,4 milliards d’euros. "Les investissements en actions ont généré un rendement très élevé au cours du premier semestre de l’année. Le résultat a été principalement tiré par les valeurs technologiques, en raison de la demande accrue de nouvelles solutions dans le domaine de l’intelligence artificielle ", déclare Nicolai Tangen, directeur général de Norges Bank Investment Management. Le rendement total de ses placements en actions fut de 12,5 % lors du premier semestre.

Rappelons que près des trois quarts des actifs sous gestion du fonds représentent des actions d’entreprises cotées et un peu plus de la moitié de ces placements concernent des firmes américaines. Mi-juin, les plus grosses détentions du Fonds norvégien, en valeur absolue, étaient Microsoft (38,6 milliards d’euros), Apple (33,3 milliards d’euros), Nvidia (32,1 milliards d’euros), Amazon (20,6 milliards d’euros), Alphabet (18 milliards d’euros), et Meta (13,7 milliards d’euros).

En outre, "le secteur financier a enregistré un rendement de 13,8 %. Les économies mondiales robustes et l’augmentation des emprunts des consommateurs ont entraîné une hausse des revenus des banques", lit-on dans le rapport du Fonds norvégien. Par ailleurs, "les actions du secteur de la santé ont enregistré un rendement de 10,3 %, grâce à la forte demande de services de santé, aux résultats positifs d’un certain nombre d’études cliniques importantes et à la demande accrue de traitements et de technologies innovants. La multiplication des fusions et acquisitions et l’amélioration du financement des biotechnologies ont également contribué à renforcer le secteur", explique le Fonds.

Le comportement des autres classes d’actifs n’a pas été favorable à l’institution d’Oslo. En effet, d’une part, les investissements obligataires (26,1 % de ses placements) du Fonds ont enregistré un rendement de -0,6 % au premier semestre à cause du début de normalisation monétaire au Japon. D’autre part, les placements dans l’immobilier non coté ont cédé 0,5 % en raison de l’augmentation du taux d’inoccupation aux Etats-Unis et la persistance de taux d’intérêt élevés. Enfin, les investissements dans les projets d’infrastructure d’énergies renouvelables non cotés ont abandonné 17,7 % (le rendement du portefeuille comprend le revenu net des ventes d’électricité et les variations de la valeur des investissements).

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