Indicateurs macros / défaillances d'entreprises / Crise sanitaire / Crise du logement
Indicateurs macros
défaillances d'entreprises / Crise sanitaire / Crise du logement
Les défaillances d’entreprises ont franchi un nouveau seuil / Une dynamique de faillites qui tend néanmoins à ralentir au fil des mois
Le nombre de défaillances d’entreprises a légèrement augmenté en France le mois dernier, dépassant désormais les 63 000 sur les douze derniers mois. A fin juillet, le nombre provisoire de défaillances cumulé des douze derniers mois atteignait en effet 63 095 contre 62 015 le mois précédent, soit toujours bien au-delà de la moyenne des années 2010-2019 de 59 342, selon les dernières statistiques de la Banque de France.
A noter cependant qu’en rythme annuel, la progression du nombre de défaillances cumulé sur un an ralentit quelque peu, souligne l’institution de la rue Croix-des-Petits-Champs, passant de + 25,2 % en juillet, contre 25,6 % en juin, et 26,7 % en mai dernier.
Dans le détail, cette tendance au ralentissement est visible dans la plupart des secteurs de l’économie française, comme par exemple dans celui de la construction qui enregistre une progression du nombre de défaillances cumulé sur douze mois de + 35,6 % en juillet contre 36,6 % en juin, ou dans celui de l’hébergement et restauration (+ 19,5 % contre 20,4 % un mois plus tôt). Même constat s’agissant des différentes catégories d’entreprises. La progression du nombre de défaillances cumulé sur douze mois diminue chez PME (+ 25,2 % en juillet sur un an, après + 25,6 % en juin sur un an) et chez les ETI et les grandes entreprises (+ 5,3 % contre 9,4 % un mois plus tôt sur un an).
A l’inverse, la croissance des faillites continue nettement de s’intensifier dans les secteurs des transports (+ 37,3 % en juillet sur un an, après 34,9 % en juin), les activités financières (38,5 % en juillet, après 36,5 % un mois plus tôt) et surtout les activités immobilières (+ 48 % en juillet sur un an, contre 45,8 % en juin), reflet de la crise du logement en France.
A noter que la Médiation du crédit n’a pas enregistré de hausse du nombre de saisines en juillet, a précisé la Banque de France.
Une évolution qui vient confirmer les estimations du cabinet Altares publiées le mois dernier et qui évoquaient "un plateau atteint au deuxième trimestre, confirmant le scenario d’un plateau avec une conjoncture qui peine à retrouver un second souffle mais qui va redescendre progressivement".
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