Entreprises / Actions / Nexity / Crise du logement / Marché de l'immobilier / chiffre d'affaires
Entreprises / Actions
Nexity / Crise du logement / Marché de l'immobilier / chiffre d'affaires
Le ciel serait en train de s’éclaircir pour Nexity / La nouvelle organisation sera pleinement opérationnelle le 1er janvier 2025
Au cours du troisième trimestre, Nexity a encore évolué dans un environnement difficile pour le secteur de l’immobilier, avec un marché retail toujours en retrait de 20 %. Pour le groupe, le chiffre d’affaires a reculé de 8 % sur un an, à 2,57 milliards d’euros.
Reprise de la vente au détail
Cependant, des signaux favorables sont à relever. L’entreprise a d’abord confirmé la bonne dynamique des ventes au détail, en progression de 4 % au troisième trimestre pour Nexity et déjà constatée au premier semestre. "Nous avons observé une forte accélération au cours du dernier trimestre, une progression de 11 % par rapport à la même période l’année dernière ayant été enregistrée du fait d’une reprise significative de la demande sur la clientèle primo-accedantes, prouvant ainsi le succès de notre campagne commerciale en partenariat avec LCL pour un prêt bonifié à 0 % ", a déclaré Jean-Claude Bassien, directeur général délégué de Nexity à l’occasion d’une conférence téléphonique. Une dynamique que le groupe estime percevoir encore d’ici la fin de l’année.
De quoi permettre à Nexity de maintenir ses perspectives pour 2024 inchangées, sous réserve bien sûr de la non-dégradation de l’environnement macro-économique. Pour mémoire, pour cette année, le groupe attend un résultat opérationnel positif marquant un point bas financier tenant compte du plan de transformation de l’entreprise pour un rebond en 2025, et une amélioration de la profitabilité dès 2025, avec un endettement net maximum de 500 millions d’euros à fin 2025.
Enfin une prise de conscience politique
Il faut dire aussi que certains faits nouveaux sont apparus. "La baisse de l’inflation entraîne en Europe et aux Etats-Unis une baisse des taux directeurs des banques centrales. Ceci a un effet sur les taux de crédits immobiliers qui eux ont commencé à baisser. C’est -70 points par rapport au plus haut, soit 7 % environ de pouvoir d’achat immobilier restitué à nos clients ", s’est félicité le directeur général délégué. Autre élément encourageant selon lui : la prise de conscience politique. "Alors évidemment entre les mots et les actes, il y a un écart mais tout le monde fait désormais le diagnostic qu’il est impossible de nier la crise du logement en France, le blocage du parcours résidentiel et l’urgence politique et sociale à agir ", a-t-il poursuivi, faisant notamment référence au projet de loi de finances pour 2025 qui prévoit une généralisation du PTZ ou certaines annonces du gouvernement sur la fiscalité immobilière.
Une ligne de crédit toujours intacte
La présentation du chiffre d’affaires de Nexity fut aussi l’occasion pour le directeur général délégué de faire un nouveau point d’étape sur le grand plan de transformation engagé par l’entreprise présidée par Véronique Bédague et destiné à le faire devenir un opérateur urbain territorialisé multiproduits. "Il se poursuit, de manière efficace, nous attendons les effets favorables de ce plan dès 2025. La nouvelle organisation sera pleinement opérationnelle au 1er janvier 2025 ", a assuré Jean-Claude Bassien. Après être entré en négociations exclusives, en juillet dernier, avec Crédit Agricole Immobilier en vue de la vente de Nexity Property Management, dont le closing est attendu au quatrième trimestre, le groupe a cédé 50 % de sa participation dans la plateforme d’annonces immobilières Bien’ici au groupe Arche pour un montant de 35 millions d’euros (valeur d’entreprise de 70 millions d’euros à 100 %). "Une opération conclue qui vient compléter notre trajectoire de recentrage et de contribution au désendettement ", a souligné le directeur général délégué, précisant que la ligne de crédit corporate de 800 millions d’euros était encore totalement disponible.
S’agissant de l’exécution du plan de réduction des charges d’exploitations (économies totales attendues à 95 millions d’euros à horizon 2026) et comprenant le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), le groupe a indiqué que celui-ci était en phase finale de mise en œuvre, les conditions d’accompagnement ayant été approuvées par les représentants du personnel tandis que l’administration du travail a délivré son homologation. "Nous allons entrer en phase d’exécution de notre PSE à la fin du mois de novembre ", a annoncé Jean-Claude Bassien.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

