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France; Bercy; Berlin; Europe

Feuilleton de l'été / Scope / Scope Ratings / Analyste / notation souveraine

Feuilleton de l'été
Scope / Scope Ratings / Analyste / notation souveraine

exclusif Série d’été - ces jeunes leaders qui construisent la France de demain / Thomas Gillet, analyste souverain chez Scope Ratings Group

EXCLUSIF. Passionné de longue date par l’économie, Thomas Gillet a affiné cet intérêt avec le temps à travers un parcours qui l’a vu passer tantôt par le public, tantôt par le privé. Il œuvre aujourd’hui en qualité d’analyste souverain chez Scope.
Thomas Gillet, analyste souverain chez Scope Ratings Group. DR
Thomas Gillet, analyste souverain chez Scope Ratings Group. DR

L’économie comme une évidence. Thomas Gillet se remémore "avoir toujours aimé les sciences économiques et ce dès le lycée". "La dimension macroéconomique de la matière m’a rapidement plu ", nous confie-t-il. Il va rapidement se mettre dans les bonnes dispositions pour transformer ce centre d’intérêt en un métier.

C’est ainsi que l’analyste souverain nous évoque "son choix de rejoindre une classe prépa. Une période intense m’ayant permis par la suite de rejoindre un master en économie internationale à Dauphine".



Premières armes

 

Après avoir arpenté les salles de cours et les amphithéâtres, il arrive l’heure de rentrer dans le monde professionnel. Nous sommes en 2011 et Thomas Gillet rejoint alors Coface, "un choix de faire du risque pays qui m’est alors apparu comme très naturel. J’y retrouvais beaucoup de mes centres d’intérêt y compris l’ouverture sur l’international".

Un laps de temps d’un an à l’issue duquel il s’éloigne quelque peu de l’Hexagone ; il rejoint alors la Direction générale du Trésor et œuvre pendant près de deux ans à l’ambassade de France en Afrique du Sud. Une mission au sein d’une équipe d’une dizaine de personnes où il est "en charge de suivre la situation économique des pays d’Afrique australe. Il nous fallait capter les informations localement et les synthétiser afin qu’elles puissent contribuer à la mise en œuvre des politiques publiques, notamment en matière de soutien aux exportations".

 

Retour à la maison

 

Avec la fin de l’été 2014 vient le moment de faire ses valises pour rentrer en métropole. Celui qui est alors contractuel rejoint le bureau en charge des politiques macroéconomiques et des risques internationaux "qui fait le lien entre les services économiques à l’étranger et Bercy ". Principale conséquence de ce retour en métropole, Thomas Gillet se retrouve alors "sans doute plus éloigné du terrain tout en étant plus proche de la prise de décision, un environnement très formateur". Trois années se passent et vient l’heure de quitter le Bureau politique macroéconomique et risque international.

La dernière aventure à Bercy sera alors déterminante pour la suite de son parcours. Il se rappelle "avoir candidaté au secrétariat du Club de Paris pour travailler sur des questions d’endettement et de financement international auprès de créanciers officiels". Un retour en terrain connu pour celui qui avait déjà eu l’occasion de toucher à la diplomatie lors de sa période en ambassade.

 

Basculer

 

Une fois la porte du ministère refermée, Thomas Gillet choisit alors de rejoindre Global Sovereign Advisory. Un choix qu’il explique par "une volonté de poursuivre dans le secteur du conseil aux gouvernements notamment sur des sujets macroéconomiques et de dettes souveraines".

Le tour d’horizon se poursuit deux ans après et pour la première fois dans un acteur qui n’est pas hexagonal. Il débarque chez Scope Ratings en 2022 et son travail d’analyste évolue quelque peu par rapport à ses précédentes expériences ; "en m’éloignant un peu des économies émergentes et en développement, pour travailler principalement sur la notation de pays européens et d’autres entités qui n’ont pas du tout les mêmes enjeux ".

 

Grandir

 

Un nouveau rôle plus exposé que ses anciennes fonctions, "les activités de notation ayant davantage vocation à être visibles ". Un environnement régulé dans lequel il travaille pour Scope Ratings, la seule agence européenne dont les notations sont éligibles aux programmes d’achat de titres de la BCE. L’analyste nous confie "se voir évoluer à mesure que le projet de construire une agence de notation européenne se structure. Avec une vraie cohérence entre ce poste d’analyste souverain et l’ensemble de mes expériences passées."

Pour autant pas question de se reposer sur ses lauriers, Thomas Gillet veut contribuer "à ce projet d’agence de notation européenne qui comporte un enjeu de souveraineté ". Après Paris, il découvrira prochainement le siège du groupe en Allemagne, une chance pour suivre la carrière de diplomate de sa compagne en poste à Berlin.

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