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Macro-économie / Taux / OCDE / croissance

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OCDE / croissance

L’OCDE révise très légèrement à la hausse sa prévision de croissance mondiale pour 2024 / De nombreux aléas baissiers demeurent

L’organisation internationale estime que le Produit intérieur brut (PIB) devrait progresser de 3,2 % en 2024 (+ 0,1 point par rapport à ce qui était escompté) et en 2025. Elle prévient que d’importants risques à la baisse subsistent comme la trajectoire de la désinflation.
Mathias Cormann, secrétaire général de l'OCDE - JASPER JACOBS / BELGA MAG / Belga via AFP
Mathias Cormann, secrétaire général de l'OCDE - JASPER JACOBS / BELGA MAG / Belga via AFP

Les menaces pesant sur la croissance mondiale sont légion. Néanmoins, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a révisé sa prévision la concernant pour 2024. Elle estime désormais que l’augmentation du Produit intérieur brut (PIB) planétaire devrait s’établir à 3,2 %, soit 0,1 point de plus que précédemment escompté, même chose pour 2025.

Le PIB de la zone euro devrait progresser de 0,7 % (1,3 % en 2025) et au sein de celle-ci c’est la France qui a vu sa croissance être le plus révisée à la hausse (+ 0,4 point à 1,1 %) en 2024. Celle de l’Allemagne devrait atteindre 0,1 % contre 0,8 % pour l’Italie. Du côté des Etats-Unis, le PIB devrait croître de 2,6 % cette année puis de 1,6 %. L’économie japonaise devrait elle se contracter de 0,1 % (1,4 % en 2025) tandis que le PIB de la Chine pourrait progresser de 4,9 % (4,5 % en 2025).

"L’effet retardé sur la croissance du resserrement des politiques monétaires dans les économies avancées a commencé à s’atténuer, et la poursuite de l’assouplissement des politiques monétaires parallèlement au recul de l’inflation soutiendra les dépenses sensibles aux taux d’intérêt en 2025", explique l’organisation basée à Paris, qui juge par ailleurs que "la diminution de l’inflation donnera un élan supplémentaire à la croissance des revenus réels et tirera vers le haut la consommation privée dans de nombreuses économies".

A la lecture du rapport de l’OCDE, on comprend qu’elle considère cette trajectoire comme loin d’être garantie. "D’importants risques à la baisse subsistent néanmoins, reflétant l’incertitude qui entoure les conflits géopolitiques en cours, le rythme auquel l’inflation va diminuer et les effets persistants du niveau toujours élevé des taux d’intérêt réels", prévient l’OCDE. Dans le détail, parmi les sources potentielles de persistance de l’inflation l’OCDE identifie "les répercussions de la poursuite de l’augmentation des coûts de main-d’œuvre, de l’ampleur des marges dans certains secteurs, de coûts de transport maritime demeurant élevés, et de nouvelles tensions géopolitiques ou commerciales faisant augmenter le coût des biens importés".

Une désinflation plus lente que prévu pourrait aussi "tirer de nouveau vers le haut les anticipations d’inflation des ménages et des entreprises", soutient l’OCDE qui estime qu’un autre aléa baissier entourant son scénario central réside dans "l’éventualité d’un ralentissement de la croissance plus marqué qu’attendu dans de nombreux pays, en raison de la réduction des tensions sur le marché du travail".

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