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Sur les marchés / Orange / NYSE / SEC / Cotation / Euronext Paris

Sur les marchés
Orange / NYSE / SEC / Cotation / Euronext Paris

Orange va prendre congé du New York Stock Exchange / Une cotation unique sur Euronext Paris dans un esprit de simplification

L’opérateur historique prévoit de se retirer de la Bourse new-yorkaise et de se désenregistrer auprès de la Securities and Exchange Commission, en raison, essentiellement, des obligations de reporting exigées par la réglementation américaine. Alors que les certificats d’actions américains ne pèsent pas lourd dans le total des titres d’Orange et que les relations investisseurs sont concentrées sur la place parisienne, cela ne devrait pas avoir d’impact significatif pour le groupe ou pour ses investisseurs dans le pays.
(Photo by NICOLAS MAETERLINCK / Belga / AFP)
(Photo by NICOLAS MAETERLINCK / Belga / AFP)

L’heure est à la simplification et à l’efficacité chez Orange. Jusqu’ici coté à Paris, principalement, mais aussi à New York, l’opérateur historique fera bientôt d’Euronext Paris son unique résidence boursière : il prévoit en effet de se retirer du New York Stock Exchange (NYSE) et de se désenregistrer auprès du gendarme boursier américain (la Securities and Exchange Commission, SEC), a-t-il annoncé mercredi.

Une décision de départ volontaire prise après un examen approfondi, par le conseil d’administration d’Orange, des conditions financières et administratives liées à cette cotation new-yorkaise. "Cela nous exonérera des obligations de reporting associées, il s’agit d’une décision de simplification administrative. Conserver une double cotation n’était pas un facteur de différenciation : la plupart des investisseurs le font directement à Paris. Les dynamiques des relations que nous entretenons avec eux y sont principalement axées depuis plusieurs années", explique Matthieu Bouchery, directeur du financement et de la trésorerie du groupe à WanSquare.

Effectivement, la part des certificats d’actions américains (American Depositary Shares, ADS) ne représente qu’environ 2 % du total des actions d’Orange. Ce sont donc ces ADS qui seront retirés de la cote du NYSE. Si le groupe ne sera plus présent sur les marchés réglementés, il maintiendra néanmoins, à la suite du retrait de la cote, son programme d’American Depositary Receipt (ADR), titres permettant d’investir dans des entreprises non américaines. "Les ADS seront retirés de la cote, mais les investisseurs pourront conserver leurs ADR et les échanger de gré à gré. Nous conservons donc une banque dépositaire, Bank of New York", ajoute Matthieu Bouchery.

La décision n’aura pas d’impact sur la présence commerciale du groupe aux États-Unis, souligne-t-il, alors qu’Orange Business y est par exemple présent. Ni, d’ailleurs, sur ses clients ou partenaires américains, tandis que le dialogue avec les investisseurs du pays restera "ouvert et fréquent", assure Orange. Sachant que le désenregistrement concernera également les titres de dette émis par l’entreprise, cette dernière a aussi annoncé avoir l’intention de solliciter l’accord des porteurs de certains de ces titres en circulation.

En termes de calendrier, l’opérateur télécoms dirigé par Christel Heydemann prévoit de déposer sa demande à la SEC au cours du quatrième trimestre de 2024. Le retrait de la cote new-yorkaise et, donc, la fin de la négociation des ADS d’Orange sur le NYSE seront effectifs dix jours après ce dépôt. C’est une fois ce processus réalisé que le groupe déposera une demande auprès de la SEC, pour se désenregistrer et tirer ainsi un trait sur les obligations de reporting exigées par la réglementation américaine. Ce faisant, le pensionnaire du CAC 40 restera coté sur Euronext Paris, sa principale place de cotation. À noter que les informations financières et les comptes du groupe continueront à être préparés en conformité aux normes IFRS, en anglais et en français, tandis que d’autres informations pour les investisseurs resteront aussi disponibles, comme requis par les règles applicables en communication financière et par la réglementation américaine.

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