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emeis / Orpea / résultats semestriels

Une dynamique à confirmer pour emeis / Le groupe accélère son plan de cessions immobilières et opérationnelles

Après avoir revu à la baisse, en juillet dernier, ses prévisions financières pour 2024, le gestionnaire de maisons de retraite et de cliniques a finalement annoncé pour ses résultats semestriels un certain nombre de bonnes nouvelles, aussi bien du point de vue opérationnel de ses établissements que financier. De quoi redonner de la confiance à l’équipe dirigeante qui, pour accélérer cette dynamique, a décidé de céder pour 1,5 milliard d’euros d’actifs immobiliers d’ici fin 2025.
Laurent Guillot, directeur général d'emeis (Photo by JULIEN DE ROSA / AFP)
Laurent Guillot, directeur général d'emeis (Photo by JULIEN DE ROSA / AFP)

Ce jeudi soir, le titre emeis clôturait les marchés en tête en s’adjugeant la plus forte hausse du SBF 120 et du SRD avec + 8,71 %. Il faut dire que la publication de ses résultats semestriels était très attendue. En juillet dernier, le gestionnaire de maisons de retraite et de cliniques avait en effet annoncé revoir à la baisse sa prévision d’Ebitdar (Ebitda avant loyers) pour 2024, celui-ci étant désormais attendu en croissance dans une fourchette de 0 à 5 % par rapport à 2023, soit un niveau compris entre 700 et 730 millions d’euros, contre 800 à 835 millions d’euros escompté précédemment. La faute aux activités du groupe en France, percutées de plein fouet par la publication du livre "Les Fossoyeurs " en janvier 2022, et pour lesquelles "il (était) constaté un redressement opérationnel nécessitant un délai supérieur à celui initialement prévu ", expliquait alors emeis.

 

Des fondations qui se solidifient

 

Il semblerait finalement que le moral des dirigeants du groupe ne soit pas si mauvais. "emeis a aujourd’hui restauré ses fondamentaux. Ce premier semestre confirme la tendance au redressement engagé et nous abordons l’avenir certes avec vigilance, mais aussi avec confiance ", a assuré son directeur général, Laurent Guillot, à l’occasion de la présentation des résultats semestriels de l’entreprise. "D’abord les fondamentaux du métier continuent à s’améliorer, notamment en faveur de nos équipes et du bien-être de nos résidents. Cela démontre que la transformation engagée depuis 2022 porte ses fruits ", a-t-il déclaré lors d’une conférence téléphonique.

De fait, emeis a vu au premier semestre son taux de fréquence des accidents fortement chuter, de -21 % en six mois et être divisé par 2 en deux ans. Par ailleurs, le turn-over des équipes (autre point noir du groupe) se réduit (-3 points depuis 2022), tout comme l’absentéisme (-1,4 point).

 

Tout faire pour retenir les équipes

 

Côté financier : le chiffre d’affaires a progressé de 9,2 % sur un an, à 2,772 milliards d’euros - "c’est vraiment une très bonne nouvelle et au-delà des comparables du secteur ", a fait remarquer le nouveau directeur financier, Jean-Marc Boursier -, démontrant ainsi l’augmentation continue du taux d’occupation de ses établissements (+ 2,6 points par rapport au premier semestre 2023, à 85,3 %), mais aussi les revalorisations tarifaires décidées par emeis. À noter que le chiffre d’affaires en France s’affiche en croissance organique de 4,8 % sur un an au premier semestre 2024, à 1,183 milliard d’euros.

L’Ebitdar est quant à lui resté stable, avec + 0,8 %, à 339 millions d’euros. "Il reflète les dépenses que nous engageons afin d’améliorer la qualité de nos services et c’est notamment le cas en France ", a rappelé le directeur général, insistant : "c’est un prérequis pour accompagner la hausse engagée du taux d’occupation, en particulier celui des maisons de retraite en France, en légère progression à 83,1 % en moyenne, soit + 0,1 point, principalement amorcée en fin de période ".

De fait, la masse salariale du groupe est en hausse de 11,7 %, dont la moitié provient des revalorisations salariales et l’autre de l’augmentation des effectifs, "ce qui traduit bien nos efforts pour pérenniser la qualité de nos services et réduire le turn-over de nos salariés ", a confirmé Jean-Marc Boursier.

 

Une situation financière qui s’améliore

 

Certes, le résultat net part du groupe est négatif, à hauteur de 257 millions d’euros, mais il s’agit d’une amélioration significative de 114 millions d’euros sur un an. Même constat pour le free cash-flow, qui ressort au premier semestre à -178 millions d’euros, mais là aussi en très nette progression, de 111 millions d’euros, par rapport à la même période l’année dernière. Le résultat d’un effort en matière de cessions immobilières, 143 millions d’euros d’actifs ayant été vendus au premier semestre, principalement aux Pays-Bas, au Portugal, et en Irlande (452 millions d’euros à date depuis mi-2022). "Nos équipes ont réalisé une belle performance dans un contexte de marché de l’immobilier déprimé. Cela représente environ 30 % du marché d’Europe continentale sur un an et démontre aussi que nous possédons des actifs de qualité, que nous réussissons d’ailleurs à vendre dans de bonnes conditions, en faisant une plus-value de 13 millions d’euros ", a répondu Laurent Guillot, interrogé par WanSquare.

 

250 millions d’euros de cessions en plus

 

D’ailleurs, et afin de soutenir cette dynamique retrouvée, emeis a décidé de passer à la vitesse supérieure en accélérant son plan de cessions aussi bien immobilières qu’opérationnelles (intégrant l’exploitation), comme il l’avait déjà laissé envisager en juillet dernier. Ainsi, le groupe vise désormais 1,5 milliard d’euros de cessions d’ici fin 2025, soit 250 millions d’euros de plus que prévu initialement dans son plan de refondation. "La baisse des taux d’intérêt devrait être un nouvel élément favorable ", a indiqué le directeur général. À la fin du premier semestre, la valeur du patrimoine immobilier d’emeis était estimée à 6,3 milliards d’euros, pour un total de 414 établissements, majoritairement en France, représentant 5,3 milliards d’euros d’actifs.

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