WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

IPO / LightOn / IPO / euronext growth

IPO
LightOn / IPO / euronext growth

Une entreprise d’IA générative va s’introduire sur Euronext Growth / LightOn obtient l'approbation de l'AMF pour viser la Bourse parisienne

Cette jeune société commercialisant une plateforme d’intelligence artificielle générative pour les entreprises veut lever 10 millions d’euros à l’occasion de son introduction en Bourse, alors que son document d’enregistrement vient d’être approuvé par l’Autorité des marchés financiers. Elle a déjà reçu trois millions d’euros d’engagement. Et si LightOn déploie aujourd’hui ses solutions auprès de grands comptes, tout en ayant aussi récemment noué des partenariats stratégiques, son modèle d’affaires et son périmètre d’activité n’ont pas toujours été ceux d’aujourd’hui.
 (Photo by MIGUEL MEDINA / AFP)
(Photo by MIGUEL MEDINA / AFP)

L’année 2024 est loin d’avoir été propice aux introductions en Bourse sur la place parisienne. Quelques opérations remarquées, et notamment de sociétés technologiques, ont bien répondu à l’appel, mais leur nombre reste pour l’instant limité. C’est dans ce contexte que l’Autorité des marchés financiers (AMF) a approuvé le document d’enregistrement de LightOn, une entreprise française d’intelligence artificielle (IA) générative qui prévoit de s’introduire sur Euronext à Paris, a annoncé cette dernière mardi.

Fondée en 2016 par Igor Carron et Laurent Daudet, deux entrepreneurs issus de la recherche américaine pour le premier et de Normal Sup’ pour le second, la société vise le marché "Growth" de l’opérateur boursier, réservé aux petites et moyennes entreprises, où les exigences et obligations de cotation sont réduites.

Une première étape dans le projet d’IPO de l’entreprise, qui réalisera dans ce cadre une augmentation de capital de 10 millions d’euros afin de financer sa croissance, tant sur le plan commercial (en se positionnant sur les marchés les plus porteurs, comme la défense, la santé ou la banque-assurance) qu’international, afin de poursuivre son expansion européenne et de s’installer au Moyen-Orient.

 

Un engagement de reçu

 

LightOn a d’ailleurs déjà reçu un engagement de souscription d’un montant de trois millions d’euros, de la part de la société d’investissement espagnole Axon Partners Group. Le produit de l’augmentation de capital sera donc destiné aux investissements de développement de la structure – comme le marketing ou les recrutements – et dans la technologie.

Dans le détail, LightOn était à sa fondation un spécialiste des processeurs optiques, destinés à traiter rapidement des données dans des applications d’IA. Jusqu’à 2020, où un changement de cap a été opéré. La société s’est alors concentrée sur l’IA générative et a depuis conçu douze grands modèles de langage (LLM), avec des fonctionnalités d’IA générative combinées à ces derniers.

Pour générer du chiffre d’affaires, LightOn commercialise deux solutions logicielles développées en son sein. La première, Forge, en vente depuis 2022, est un accompagnement technologique à destination des sociétés et organisations qui souhaiteraient développer leur propre modèle de langage, en améliorer un déjà existant ou y intégrer de nouvelles briques technologiques. La seconde, Paradigm, une plateforme d’IA générative "clé en main", explique l’entreprise, est quant à elle sur le marché depuis 2024.

 

En phase de test

 

Conçue à destination des sociétés privées comme des acteurs publics, elle permet notamment d’automatiser les processus métiers à l’aide de la technologie, de dialoguer avec le corpus documentaire d’une entreprise ou de créer et de gérer, de manière autonome, des réponses à des appels d’offres. Elle est notamment déjà déployée (dans une première phase de tests et d’évaluation) du côté de la Région Ile-de-France, chez Safran et Groupama, ou encore à la Direction générale des Finances publiques.

Les premières mises en production et déploiements à l’échelle devraient être prévus d’ici à la fin de l’année 2024, assure LightOn. Et pour compléter cette approche de vente directe, la société a aussi conclu, au fil du premier semestre de 2024, deux partenariats stratégiques avec Orange Business et Hewlett Packard Entreprise, en vue d’associer sa solution logicielle à leur offre de cloud et hardware.

De quoi s’appuyer sur leur force de vente, afin qu’ils puissent aussi commercialiser auprès de leurs entreprises clientes une offre intégrée, du logiciel au matériel. "Le potentiel d’utilisateurs individuels représenté par ces entreprises clientes se chiffre en millions. Des discussions avancées avec d’autres acteurs des domaines des infrastructures, du matériel informatique, du cloud ou des services IT sont en cours et pourraient permettre de conclure de nouveaux accords au cours des prochains trimestres", prévoit LightOn.

 

Changement de modèle

 

La commercialisation de sa solution Paradigm, sous forme de licence, devrait en tout cas favoriser une récurrence des revenus de LightOn. Les licences pluriannuelles déjà vendues lui permettent d'ailleurs de bénéficier de revenus embarqués jusqu’en 2027.  LightOn a pourtant historiquement enregistré une part significative de son chiffre d’affaires grâce à sa première offre, Forge. En 2023, la société a ainsi généré 8 millions d’euros de chiffre d’affaires grâce à ces contrats, ce qui lui aura aussi permis d’être rentable, assure cette dernière.

"LightOn a fait évoluer en 2024 son modèle de ventes et la nature de ses revenus en faveur de revenus de licences de type SaaS issus de son offre Paradigm. Cette transition de modèle, qui induira un recul temporaire du chiffre d’affaires sur l’exercice le temps de la constitution du socle de revenus récurrents [ARR], porte déjà ses fruits avec une dynamique commerciale qui s’accélère au fil des mois", poursuit l’entreprise.

Forte de ce nouveau modèle, LightOn vise désormais un Ebitda et un free cash-flow positif en 2026, tandis qu’en 2027, la marge d’Ebitda sera attendue à 40 %. Un horizon au terme duquel le chiffre d’affaires devrait aussi avoir atteint 40 millions d’euros et l’ARR 35 millions d’euros, dont environ deux tiers découleront des ventes indirectes de Paradigm, au travers de ses partenaires stratégiques.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article