Politique européenne / décarbonation / industrie / Politique européenne / Institut Montaigne
Politique européenne
décarbonation / industrie / Politique européenne / Institut Montaigne
Sept pistes pour faire de l’Europe un leader de l’industrie décarbonée / L’institut Montaigne propose une stratégie pour le Vieux continent
Cinq cents auditions plus tard, allant d’industriels asiatiques à des décideurs politiques européens, voici que l’institut Montaigne dévoile sept propositions visant à permettre au Vieux continent de disposer d’une industrie compétitive et décarbonée. Un constat émerge rapidement dans le rapport, la nécessité pour le Vieux continent de "s’adapter en développant une politique industrielle plus flexible et unie pour rester compétitive dans cette transition mondiale".
Regarder vers l’Est
Si tout n’est pas parfait loin de là dans les approches asiatiques, les choix très différents effectués par les décideurs japonais, chinois et coréens du sud sont source d’inspirations. Peut-être influencé par les politiques dirigistes de l’Empire du Milieu, l'institut propose d’établir " un financement commun de 100 milliards d’euros par an au niveau de l’UE par le biais d’obligations industrielles propres européennes (Clean Industrial Bonds)". Le financement serait assuré "par un mécanisme d’anticipation des futures recettes fiscales sur le carbone prévues à partir de 2028".
Un exercice de rationalisation est également suggéré, via la création d’une Agence européenne de la stratégie industrielle propre, celle-ci absorberait l’ensemble des mécanismes et institutions existantes. Son rôle serait tant d’être un guichet unique pour les financements dédiés, que d’exercer un rôle de conseil ou encore de veiller à la cohérence entre les politiques au niveau national et supranational.
Soutenir
L’émergence d’une vraie pensée stratégique commune apparaît au fil des lignes du rapport ; il est notamment suggéré d’utiliser la commande publique et les mandats d’achat vert afin de stimuler la demande de bien vert sur le sol européen. Faire usage de "la coopération avec les pays adoptant un agenda similaire" est également hautement recommandé en ce qui concerne la politique commerciale, cette dernière étant considérée comme à même de développer les échanges commerciaux avec ces États.
S’il ne s’agit pas d’une mince affaire que de mettre d’accord l’ensemble des États membres au vu des agendas politiques de chacun d’entre eux, en témoigne le sujet du nucléaire où la France et l’Allemagne n’ont pas les mêmes vues, c’est au prix de cette réussite que les propositions de l’institut Montaigne pourront être couronnées de réussite. Les auteurs suggèrent de mettre l’accent sur "des pôles industriels technologiques intersectoriels " et ce "afin de stimuler l’innovation et déployer les technologies propres dans les territoires où cela est facilement réalisable". Même nécessité en ce qui concerne le soutien à la hausse de la "demande d’électrification de l’industrie en assurant la coordination entre les États membres et en anticipant les besoins futurs ".
Dernier chantier du rapport et pas des moindres : élaborer des normes industrielles propres en suivant deux principes. Le premier étant de "briser la dépendance aux technologies existantes afin de ne pas fermer la porte à des technologies émergentes" et le second "d’adopter et promouvoir une approche par produit et accélérer la mise en œuvre des réglementations sur l’écoconception afin d’assurer un niveau élevé et uniforme de durabilité environnementale sur le marché".
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

