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Climat : la France rehausse ses objectifs à horizon 2030 / Haro sur les fossiles

Dans la nouvelle stratégie nationale bas carbone, l’exécutif indique vouloir faire décroître de 50 % les émissions brutes de gaz à effet de serre de la France d’ici à 2030 par rapport à leurs niveaux de 1990. Alors que les transports représentent un tiers du problème, il faudra faire reculer de 60 % à 42 % la part des fossiles dans la consommation énergétique finale.
Agnès PANNIER-RUNACHER, ministre de la Transition écologique, de l’Énergie, du Climat et de la Prévention des risques - SEBASTIEN SALOM-GOMIS / AFP
Agnès PANNIER-RUNACHER, ministre de la Transition écologique, de l’Énergie, du Climat et de la Prévention des risques - SEBASTIEN SALOM-GOMIS / AFP

La France veut aller plus vite en matière de décarbonation. Avec en arrière-plan la volonté d’atteindre la neutralité carbone en 2050 (zéro émission nette de gaz à effet de serre), l’exécutif a présenté la nouvelle feuille de route pour la trajectoire de réduction des émissions d’ici à 2030.

D’ici six ans, l’objectif est de les faire décroître de 50 % en termes bruts par rapport au niveau qui était le leur en 1990 (contre 40 % précédemment). "Cet objectif ambitieux, nous pouvons l’atteindre avec la mobilisation de tous, en concertation et en responsabilité. Les efforts menés depuis 2017 dans la lutte contre le dérèglement climatique ont des résultats concrets, qu’il nous faut poursuivre. La marche est haute, mais la baisse importante des émissions de gaz à effet de serre de 5,8 % entre 2022 et 2023 nous montre qu’il est possible d’agir et d’avoir des résultats ! ", a déclaré Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique, de l’Énergie, du Climat et de la Prévention des risques.

Pour ce faire, il faut que la part des énergies fossiles (pétrole, gaz…) dans la consommation énergétique finale recule à 42 % en 2030 contre 60 % en 2022, selon la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), ce dans un contexte où la consommation énergétique totale devrait se contracter de 20 % (1 243 TWh en 2030 contre 1 556 TWh en 2022). En valeur absolue, la consommation d’énergie fossile doit donc chuter de près de 45 % en huit ans. "Pour atteindre nos objectifs énergétiques, nous devons avancer sur deux fronts : réduire nos consommations grâce à la sobriété et à l’efficacité énergétique, tout en développant massivement la production d’énergie décarbonée", a déclaré la ministre de l’Énergie, Olga Givernet.

L’objectif est que la production d’électricité décarbonée progresse de plus de 40 % par rapport à 2022, notamment grâce à un triplement de la puissance installée en matière photovoltaïque, une hausse de plus de la moitié des capacités concernant l’éolien terrestre et six fois plus de puissance installée quant à l’éolien en mer. La hausse de la production d’électricité nucléaire (400 TWh visés par EDF, soit un niveau affiché au milieu des années 2000, contre seulement 270 TWh en 2022 en partie à cause de problèmes de corrosion sous contrainte affectant des réacteurs) devrait être toutefois le premier contributeur à cette augmentation.

En parallèle, alors que les transports représentent 32 % des émissions de gaz à effet de serre (plus de la moitié est liée aux voitures particulières), le gouvernement vise entre autres à ce que deux tiers des voitures vendues d’ici à 2030 soient électriques et qu’elles représentent 15 % du parc roulant, contre 2,2 % début 2024. En octobre, les ventes de voitures électriques ont représenté 15 % du total dans l’Hexagone. "Ils constituent un tiers du problème mais aussi un tiers de la solution", a fait valoir François Durovray, ministre délégué auprès de la ministre du Partenariat avec les territoires et de la Décentralisation, chargé des Transports.

Il ne faudra toutefois pas agir sur ce seul levier pour les transports. La nouvelle stratégie nationale bas-carbone évoque également une maîtrise de la demande, le report modal, l’augmentation du taux d’occupation pour le transport de voyageurs (ou de chargement pour les marchandises) ou encore l’amélioration énergétique des moyens de transport.

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