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Fonds d'investissements / Google Gloud / PIF / Arabie saoudite / Intelligence artificielle

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Google Cloud tisse sa toile en Arabie saoudite / Un partenariat stratégique avec le fonds souverain pour créer un pôle local d’IA

C’est au travers d’une alliance nouée avec Google Cloud que le fonds présidé par le prince hériter du royaume compte accélérer sur le plan de l’intelligence artificielle. Un accord qui aura pour but de développer un pôle ayant vocation à avoir une envergure mondiale, prévoit le PIF, et dont l’impact sur le développement du produit intérieur brut du pays pourrait s’avérer non négligeable.
Ruth Porat, présidente et directrice des investissements d'Alphabet et de Google et Yasir Al-Rumayyan, gouverneur du PIF (crédits : PIF)
Ruth Porat, présidente et directrice des investissements d'Alphabet et de Google et Yasir Al-Rumayyan, gouverneur du PIF (crédits : PIF)

Plus de 70 milliards de dollars sur huit ans : c’est le gain sur le plan de son produit intérieur brut (PIB) que l’Arabie saoudite compte tirer de son nouveau pôle d’intelligence artificielle (IA). Et quoi de mieux que de s’allier avec un géant du secteur pour le créer ? Preuve en est, Google Cloud et le fonds souverain d’Arabie saoudite (PIF) ont annoncé avoir signé un partenariat stratégique à ces fins.

Noué dans le cadre de la huitième édition de la Future Investment Initiative (FII8), il aura pour but de faire du royaume une destination de choix en matière d’IA pour les entreprises, les start-ups mondiales et locales. Ce nouveau pôle sera basé près de Dammam, dans la province orientale du pays. Dans le détail, le partenariat (soumis à l’obtention des autorisations réglementaires) comprend plusieurs volets.

 

Main-d’œuvre, modèles

 

Il visera tout d’abord à développer la main-d’œuvre locale grâce à des programmes d’IA pour des étudiants et des professionnels. Il intégrera aussi des recherches conjointes sur les modèles de langue arabe, notamment au travers de la possibilité d’améliorer les capacités de celui de Google, Gemini, en la matière, ainsi que sur des applications d’IA spécifiques à l’Arabie saoudite. "Rendue possible par les années d’investissement et de leadership de Google Cloud dans le silicium personnalisé, cette infrastructure hautement performante et spécialement conçue comprendra les tout derniers accélérateurs d’unité de traitement tensoriel (TPU) et d’unité de traitement graphique (GPU) ainsi que la plateforme Vertex AI, la plateforme de développement spécialisée de Google Cloud qui permet aux clients de créer des applications d’IA génératives", ajoutent les deux protagonistes. 

Toujours est-il qu’au travers de ce partenariat et de nouveau pôle, les clients pourront utiliser la technologie du géant américain pour augmenter la capacité de diffusion de l’IA, tandis que les entreprises et consommateurs finaux pourront s’attendre à bénéficier d’applications de la technologie, ainsi que de services de données fournis plus rapidement au niveau local. Si le montant des investissements n’a pas été précisé, ils s’appuieront sur la présence du groupe américain, qui est déjà implanté dans la région. Google Cloud fournit par exemple des services à la compagnie nationale pétrolière, Aramco. "L’Arabie saoudite est un lieu de choix pour les partenaires technologiques mondiaux, car le PIF apporte à la fois une expertise sectorielle et une approche à long terme de l’investissement", a de son côté souligné Yasir Al-Rumayyan, le gouverneur du PIF.

 

Pousser les feux

 

Pour mémoire, ce dernier est présidé par le prince héritier du royaume, Mohammed ben Salmane. À date, le PIF se classe 6ème fonds souverain à l’échelle mondiale, au regard de ses plus de 920 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Le fonds concentre des investissements locaux et internationaux, parmi lesquels Uber ou bien le fonds Vision Fund de SoftBank.

Les investissements étrangers du PIF représentent environ 30 % de son portefeuille. Mais à l’occasion du FII, le gouverneur du fonds a néanmoins prévenu que la part de ces participations internationales pourrait être amenée à se réduire d'environ un tiers à l'avenir. Objectif, entre autres : réduire la dépendance de l’économie locale aux revenus pétroliers, qui représentent encore 60 % des recettes publiques, en investissant dans d’autres secteurs d’activité, comme le sport, les infrastructures… et l’IA, bien évidemment.

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