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Moody's / note souveraine / économie
Moody’s Ratings ne s’inquiète pas outre mesure pour le crédit souverain en 2025 / Les risques économiques diminueraient l’an prochain
La qualité du crédit souverain pourrait bien ne pas finir indemne l’année 2025. Plusieurs facteurs sont certes rassurants aux yeux d’Evan Wohlmann, responsable principal du crédit chez Moody’s Ratings, avec notamment une "croissance [qui] se stabilise et les conditions de financement [qui] semblent plus certaines", il n’en est pas totalement rassuré pour autant. Pour cause il voit apparaître un quatuor de risques et pas des moindres.
On y retrouve pêle-mêle des tensions commerciales, des risques environnementaux ou bien encore les troubles sociaux et enfin la géopolitique. Tous les pays ne sont bien entendu pas exposés de la même façon à ces problématiques. La première d’entre elles devrait ainsi surtout concerner la Corée du Sud et l’Allemagne, tant la croissance de leurs économies est dépendante de la bonne santé de leurs exportations.
D’autres pays ont quant à eux des dépendances liées au fait qu’il s’agit d’États souverains "faiblement notés dont l’accès au marché est limité s’appuieront sur les partenaires de développement pour répondre à leurs besoins de financement extérieur". Si certains se mettent d’accord avec des prêteurs concessionnels, à l’instar du Pakistan qui "a récemment accepté un nouveau programme du FMI de 7 milliards de dollars pour atténuer les pressions sur les liquidités", une vraie problématique existe selon Moody’s Ratings puisque ce type d’acteurs "ne peuvent souvent pas remplacer entièrement la dette des États souverains arrivant à échéance". Ils en sont alors réduits à solliciter des créanciers bilatéraux, ces derniers ne sont pas non plus au meilleur de leur forme notamment en ce qui concerne la Chine. Les prêts accordés par cet acteur important pour ce type de financement, notamment en Afrique et Amérique latine, sont annoncés comme modérés en 2025.
Vitesse de croisière
Le géant de la notation acte également un changement conséquent celui d’une croissance qui atteindra désormais "des niveaux proches de ceux d’avant la pandémie, soit environ 1,5 %, dans de nombreuses régions d’Europe occidentale, notamment en Autriche, aux Pays-Bas et en Suisse". Une situation moins favorable est anticipée en ce qui concerne le risque de liquidité de nombreux États souverains. Ils seraient près de 20 %, à l’échelle de la planète, à être soumis à un risque de crédit très élevé, selon Moody’s Ratings.
Une gestion des liquidités avancée comme très difficile pour de nombreux d’entre eux, ce qui fait dire à l’agence de notation "que l’accumulation d’arriérés budgétaires, y compris sur le remboursement de la dette, aboutira dans certains cas à un défaut de paiement". Une reprise est donc peut-être à prévoir sur ce front-là, alors même qu’il était souligné une baisse en 2024 par rapport aux 13 défauts souverains sur 2022-2023.
Au rang des bons élèves on retrouve les États souverains européens "les plus touchés par la crise de la dette de la dernière décennie", puisqu’ils sont parvenus "à assainir leurs finances publiques par le biais de réformes institutionnelles et budgétaires". Chez Moody’s Ratings on table sur le fait que ce phénomène continuera pour l’Irlande, le Portugal, l’Espagne, Chypre et la Grèce en 2025, une dynamique soulignée par leurs équipes avec un "fardeau de la dette de Chypre et de la Grèce [qui] sera inférieur d’environ 30 points de pourcentage à celui de 2019".
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