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Macro-économie / Taux / Chine / refinancement / Dette / Politique budgétaire

Macro-économie / Taux
Chine / refinancement / Dette / Politique budgétaire

Les financements des gouvernements locaux chinois toujours sous tension / Leur risque de refinancement diminue cependant

La Chine continue à inquiéter que ce soit par ses velléités de conquête de Taïwan ou bien par la faiblesse de sa croissance. Les derniers jours c’est un autre sujet qui est revenu sur la table, Fitch Ratings s’est en effet penché sur les différents gouvernements locaux et sur un équilibre budgétaire pour le moins préoccupant.
Chine. Photo by KEVIN FRAYER / GETTY IMAGES ASIAPAC / Getty Images via AFP.
Chine. Photo by KEVIN FRAYER / GETTY IMAGES ASIAPAC / Getty Images via AFP.

Une substitution de dette pour le moins bienvenue. Les différentes collectivités locales et régionales chinoises font effet face à des recettes qui peinent à suivre la croissance de leurs dépenses. Chez Fitch Ratings on se fait certes l’écho d’un mois d’octobre prometteur, avec des recettes fiscales " ayant augmenté de 1,8 % en glissement annuel, un retour à une croissance positive pour la première fois cette année", cela n’empêche pas ses équipes d’imaginer la pression budgétaire persister.

L’agence de notation a en effet donné son avis sur le plan de substitution de la dette de 10 000 milliards de yuans du ministère des Finances ; elle considère qu’il faut s’attendre à "une amélioration de la liquidité des véhicules de financement des collectivités locales chinoises ". De quoi atténuer leurs craintes provenant de la problématique budgétaire, pour autant les dépenses n’en ont pas moins augmenté à un rythme conséquent ces derniers mois.

 

Deux vitesses

 

L’ensemble des collectivités locales et régionales a de fait vu ses dépenses d’exploitation augmenter de 1,8 % en glissement annuel au cours des 10 derniers mois de 2024. Chez Fitch Ratings on se fait l’écho d’une "forte augmentation de 11,9 % en glissement annuel en octobre ". La structure même de ces dépenses n’est également pas rassurante puisque principalement concentrée sur d’une part les infrastructures et de l’autre la sécurité sociale, progressant respectivement de 6,4 % en glissement annuel et de 5,1 % en glissement annuel. Seule la dette leur dispute la première place avec une hausse de 8,2 % des charges d’intérêts.

L’investissement semble payer les pots cassés de la situation, l’agence américaine note que les dépenses en la matière se redressent lentement puisqu’elles "ont diminué de 4,8 % en glissement annuel sur les dix premiers mois de 2024, contre une baisse de 18,2 % au premier semestre, en raison d’une hausse de 83 % en glissement annuel des émissions d’obligations à usage spécial au troisième trimestre". Les revenus associés sont quant à eux à la peine puisqu’en chute de 21 % en glissement annuel de janvier à octobre. Néanmoins les produits des obligations à usage spécial ayant eu lieu lors du troisième trimestre n’auraient pas encore été investis, ce qui laisse présager qu’ils pourraient l’être prochainement.

 

La fin de l’histoire

 

Toutes les interrogations ne sont pas levées pour autant avec certes d’un côté 30 provinces, à l’exception de Pékin donc, qui "ont émis 1 200 milliards de yuans d’obligations municipales pour remplacer la dette des véhicules de financement du gouvernement local", pour autant une autre problématique ne serait pas résolue par ce programme spécifique. Chez Fitch Ratings on rappelle qu’il ne vise que la dette cachée déclarée des collectivités et non à leur dette totale, qui serait "beaucoup plus élevée et généralement utilisée pour des investissements quasi-politiques avec des flux de trésorerie limités".

Une croissance excessive de ces dernières étant susceptible d’entraîner une détérioration des perspectives de l’agence de notation pour ces collectivités. En raison d’une "marge de manœuvre plus étroite en matière de notation", puisque ces flux augmenteraient "plus rapidement que les ressources opérationnelles et budgétaires disponibles pour les soutenir ".

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