WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Macro-économie / Taux / BCE / Christine Lagarde / Politique monétaire

Macro-économie / Taux
BCE / Christine Lagarde / Politique monétaire

La BCE desserre encore un peu plus l'étau / La victoire contre l'inflation n'a toutefois pas encore sonné

Pour sa dernière réunion de politique monétaire de l'année, le Conseil des gouverneurs a de nouveau choisi de faire baisser la pression monétaire en diminuant ses taux d'intérêt directeurs. La bataille n'est pas encore gagnée, mais un grand chemin a été parcouru.
Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne - DR
Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne - DR

Le processus de désinflation est en bonne voie”. A l’occasion de sa conférence de presse, si elle a reconnu que la bataille n’était pas encore gagnée, Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE), s’est montrée rassurante quand elle en est venue à décrire la trajectoire des prix à la consommation en zone euro. 

 Le Conseil des gouverneurs de l’institut d’émission a d’ailleurs choisi d’abaisser le taux d’intérêt de la facilité de dépôt, son principal taux directeur, de 25 points de base. Aussi, il s’établit désormais à 3%. Ce taux a atteint jusqu’à 4% (entre septembre 2023 et juin 2024) dans le cadre de la stratégie de normalisation puis de resserrement de la politique monétaire entamée en juillet 2022. 

Selon les services de l’Eurosystème, l’inflation globale s'afficherait en moyenne à 2,4 % en 2024, 2,1 % en 2025, 1,9 % en 2026 et 2,1 % en 2027, "année de l’entrée en vigueur du système élargi d’échange de quotas d’émission de l’Union européenne (UE)", a précisé Christine Lagarde.. Il s’agit de chiffres peu ou prou identiques aux dernières projections de la BCE (elles s'étendaient jusqu'à 2026). Pour mémoire, l’institution de Francfort vise une inflation de 2% l’an à moyen terme. 

Pour justifier la décision du Conseil des gouverneurs, la Française a mis en avant plusieurs éléments. “Cela fait six exercices de prévisions consécutifs que nous anticipons que l’inflation converge vers 2%", a fait remarquer la banquière centrale. 

Par ailleurs, elle a évoqué le comportement de plusieurs variables cruciales pour apprécier la dynamique de l’inflation.” Que nous regardions le taux d'emplois vacants, le wage-tracker [indicateur avancé sur les rémunérations, ndlr] [...], tout pointe vers une croissance des salaires nominaux allant peu à peu atteindre un niveau compatible avec notre objectif d’inflation à 2%”, a-t-elle déclaré. 

Du côté des profits, qui ont joué un rôle à l’échelle de la zone euro dans l’inflation observée durant certains trimestres de 2022 et 2023, les signaux envoyés seraient également de nature à être optimistes. Enfin, “nous voyons des chiffres prometteurs concernant la productivité”, a-t-elle rapporté. 

Que manque-t-il alors pour que le Conseil des gouverneurs soit pleinement en confiance ? “Dans le secteur des services [soit 44,9% de l’indice des prix à la consommation harmonisé, ndlr], l’inflation demeure élevée et si on regarde en particulier l’inflation intérieure, nous sommes encore à 4,2%”, a confié Christine Lagarde. 

Pour ce qui est de la conduite de la politique monétaire dans les mois à venir, Christine Lagarde a indiqué que, dans la lignée des précédents trimestres, les décisions de la BCE relatives aux taux d’intérêt seront fondées sur l'évaluation, par le Conseil des gouverneurs, des perspectives d’inflation compte tenu des données économiques et financières, de la dynamique de l’inflation sous-jacente et de la force de la transmission de la politique monétaire. "Nous ne nous engageons pas à l’avance sur une trajectoire de taux particulière", a-t-elle rappelé.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article