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Régulation / Concurrence / ICO / Blockchain

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ICO : une start-up canadienne ambitionne de lever 3 millions en France

Impak Finance a annoncé aujourd'hui son intention de lancer une émission de jetons, adossée à la blockchain et labellisée par l'AMF. Si elle a effectivement lieu, cette ICO sera l'une des premières réalisées sous la houlette de l'Autorité des Marchés Financiers, qui entend attirer le plus d'opérations de ce type en France.
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C'est un premier succès pour l'AMF dans son nouveau rôle de superviseur d'ICO (initial coin offering). La Fintech canadienne Impak Finance a annoncé ce matin son intention de lever 3 millions d'euros en France, via une émission de jetons adossée à la blockchain, afin de se développer sur le marché européen. Cette start-up basée à Montréal met en relation, via une place de marché, des entreprises socialement responsables avec des consommateurs, eux-mêmes récompensés à hauteur de 5% de la dépense engagée en "impak coin", la devise virtuelle créée par la jeune pousse. Impak Finance se rémunère sur les commissions prises à l'occasion de la transaction.

Cité par l'Agefi, son patron a indiqué être en discussions avec l'AMF afin d'obtenir le label que le superviseur sera normalement habilité à dispenser dès l'entrée en vigueur de la loi Pacte, en début d'année prochaine.  Les discussions que nous avons avec l'AMF française depuis la fin février nous laissent penser que notre projet d'ICO sera l’un des premiers à être validés en France », a indiqué Paul Allard à L’Agefi.

Le gouvernement français compte effectivement faire de l'Hexagone une terre d'accueil pour les ICO, et ainsi concurrencer la Suisse, pour l'instant leader dans le domaine, grâce à un cadre légal relativement flexible. La France a encore du chemin à parcourir sur le sujet : s'il y a eu près de 900 ICO dans le monde l'an dernier, seuls 50 projets d'ICO ont été pour le moment présentés à l'AMF ces dix-huit derniers mois. Et à la mi-mai, les 7 ICO lancées avaient permis de lever 80 millions d'euros.

Le volet dédié aux ICO dans le projet de loi PACTE vise donc à encourager les opérations de ce type sur le marché français, la documentation dédiée aux investisseurs en cas d'ICO étant pour l'instant très éloignée de celle qui prévaut dans le monde des levées de fonds traditionnelles. Ce qui rend la lisibilité de ces documents plus compliquée pour les investisseurs potentiels. Le dispositif prévu dans la loi prévoit donc de rendre l'AMF compétente pour superviser les émissions de jetons, mais également de mettre en place des contraintes minimales au niveau législatif (telles que l'existence d'une personne morale, ou la mise en place d'un séquestre). Les acteurs qui respecteront ces contraintes se verront remettre un visa de la part de l'AMF, afin de clarifier auprès des investisseurs les acteurs considérés comme légitimes et les autres et d'aider les acteurs à lever davantage.

Impakt Finance, qui a déjà levé 1,46 million de dollars lors d'une première ICO au Canada, a tourné son regard vers la France pour la deuxième émission de ce type, à la fois parce que nombre d'investisseurs français avaient participé à la première opération, mais aussi parce que la France est assez avancée dans le développement de la blockchain et de l'économie solidaire, a déclaré son patron à l'Agefi. La loi Pacte devrait également permettre de développer le marché français des ICO, comme l'espère en tout cas le gouvernement. 

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