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Société Générale / Blockchain / JPMorgan
La SocGen investit la blockchain
En octobre dernier, la banque d’investissement américaine JPMorgan annonçait la création d’un nouveau réseau de traitement des paiements utilisant le système blockchain, et ce en partenariat avec Royal Bank of Canada (RBC) et Australia and News Zealand Banking Group (ANZ). Le but, "réduire significativement le nombre de participants actuellement nécessaires pour répondre aux exigences liées à la conformité et aux données, qui retardent les paiements", pouvait-on lire dans un communiqué du groupe.
Près d’un an après, c’est plus de 70 autres banques qui rejoignent ce réseau d’information interbancaire (IIN) à haute technologie, qui permet de différencier rapidement les paiements classiques des paiements qui méritent un contrôle réglementaire additionnel. Un gain de temps et d’argent non négligeable. Et d’après un article publié ce matin par le Financial Times, la Société Générale fait partie des nouveaux arrivants. JPMorgan avait d’ailleurs déjà fait savoir à l’époque de la création de l’IIN, qu’elle espérait que d’autres banques se joindraient à l’initiative.
La banque américaine n’avait pourtant pas l’air très sûre d’elle en ce qui concerne l’adoption de la technologie blockchain. L’an dernier son PDG Jamie Dimon affichait une position claire, en comparant le bitcoin à une "escroquerie", poursuivant : "si nous avions un trader qui échangeait du bitcoin, je le licencierais en une seconde. C’est contre nos règles." Pourtant un mois après, JPMorgan créait l’IIN basé sur la cryptomonnaie Ethereum, créée par le groupe lui-même. Et en janvier dernier lors d’une interview sur Fox Business, l’un des banquiers les plus puissants de Wall Street revenait sur ses propos : "je regrette d’avoir fait des commentaires durs sur le bitcoin", allant jusqu’à estimer que les "banques centrales pourraient créer leurs propres monnaies."
Un virage stratégique qu’il était temps de prendre alors que "le paiement est l’un des segments qui préoccupent le plus les banques en matière de cession à la concurrence non bancaire", déclarait Jason Goldberg analyste bancaire chez JPMorgan au Financial Times. "La Blockchain est un moyen de garder une plus grande partie de cette activité en interne." Parmi les concurrents directs des banques traditionnelles, TransferWise traite mensuellement plus de 3 milliards de livres. Une solution née de l’expérience de l’un de ses créateurs estoniens, employé chez Skype et payé en euros alors qu’il vivait à Londres. Leur credo, permettre à leurs utilisateurs d’économiser jusqu’à 8 fois par rapport à une banque pour un transfert bancaire transfrontalier sécurisé.
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