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A secteur plus régulé, parité facilitée ?

Factset a fait un point sur la diversité des genres au sein du Russell 3000. Si le chemin à parcourir est encore long, les courbes vont dans le bon sens. Des données sectorielles et entreprises ouvrent des pistes de réflexion pour améliorer la mixité.
parité - hommes - femmes - illustration
parité - hommes - femmes - illustration

En mars 2017, State Street Global Advisors a lancé un appel à quelque 3.500 entreprises, dans lesquelles la société de gestion est investie, pour qu’elles prennent des initiatives afin d’améliorer la représentation des femmes dans leurs conseils. Plus d’un an après cette demande, Factset a décidé de faire un point sur la mixité des boards au sein du Russell 3000. Dans une étude publiée hier, la société note les avancées et fait part de réflexions – à partir des données collectées – pour améliorer la parité.

Ainsi, en mars 2017, 23% des entreprises de l’indice n’avaient aucune femme à leur conseil et 58% avaient des boards composés de moins de 15% d’administratrices. Dorénavant, ces chiffres sont respectivement de 18% et 47%. Actuellement, 14 groupes ont même une majorité d’Eve à leur boards et 22 sociétés supplémentaires affichent la parité. Par ailleurs, même si les données restent très faibles, 151 entreprises ont une femme CEO (soit seulement 5,1% de l’échantillon), contre 143 en mars de l’année dernière. "L’une des choses les plus intéressantes dans cette analyse c’est la corrélation très forte entre le fait d’avoir une femme CEO et une représentation féminine dans les boards", souligne Factset. En effet, sur les 521 entreprises qui n’ont aucune administratrice, seulement quatre sont chapeautées par des patronnes.

L’analyse par secteurs - au nombre de neuf - est également porteuse d’enseignements. Les utilities et le secteur des biens de consommation font partie des bons élèves. Le premier comptabilise 11,1% de femmes CEO et une moyenne de 22% d’administratrices dans les conseils. A noter néanmoins qu’il n’y a "que" 99 sociétés dans cette catégorie, ce qui vient atténuer la force des conclusions. En revanche, pour la consommation - qui compte 420 groupes - les fonctions de CEO sont occupées à 8,8% par des femmes et les conseils à 21,4%. A l’inverse, les secteurs de la technologie, de l’énergie et des services financiers font figures de derniers de la classe. Pour le premier, par exemple, seuls 2,4% des patrons sont des Eve et les administratrices ne comptent que pour 16,1% du board.

"A la lumière des récents événements entourant Facebook et la protection des données, le gouvernement fédéral et les médias ont spéculé sur une réglementation accrue pour le secteur de la technologie", écrit Factset. Et d’ajouter que selon Bank of America Merrill Lynch, la technologie est le secteur le moins réglementé avec 27.000 réglementations, contre 215.000 pour le secteur manufacturier et 128.000 pour le secteur financier. "L’augmentation de la réglementation entraîne de nouvelles dépenses pour les entreprises qui s’attendent néanmoins toujours à générer des profits et qui s’exposent à des pénalités en cas de non-conformité. Par conséquent, les secteurs et sous-secteurs soumis aux réglementations ont tendance à être plus paritaires. L'augmentation de la réglementation pourrait être une force motrice pour changer le paysage du secteur de la technologie pour ce qui a trait à l'égalité entre les sexes."

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