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La course à la succession de Jean-Claude Juncker a commencé

L'Allemand Manfred Weber a été élu comme tête de liste des chrétiens-démocrates du PPE, le principal groupe politique du Parlement européen. Ce qui le placerait en bonne position pour prendre la suite de Juncker. À condition que le PPE l'emporte en mai prochain et que le système du "Spitzenkandidat" soit respecté.
Jean-Claude Juncker - Manfred Weber
Jean-Claude Juncker - Manfred Weber

La liste des potentiels candidats à la succession de Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission européenne commence à s'éclaircir : ce matin, l'Allemand Manfred Weber, membre de la CSU et président du groupe PPE au Parlement européen depuis 2014, a ainsi remporté la primaire du principal groupe parlementaire de droite au Parlement de Strasbourg. Ce bavarois de 46 ans, notamment soutenu par Angela Merkel, le Chancelier autrichien ou par le Président des Républicains Laurent Wauquiez, l'a donc emporté à 79,5 % des voix contre le Finlandais Alexander Stubb. Devenant du même coup le Spitzenkandidat (N.D.L.R. le chef de file) du Parti populaire européen. Si son parti l'emporte en mai prochain, il aurait donc toutes les chances de succéder à Jean-Claude Juncker.

Rappelons que depuis le traité de Lisbonne, le président de la Commission est élu par le Parlement européen, sur proposition du Conseil, qui désigne son candidat à la majorité qualifiée "en tenant compte du résultat aux élections du Parlement". Un mode de désignation dénoncé notamment par le Président français Emmanuel Macron, qui avait déclaré lors de son discours de la Sorbonne qu'il souhaitait briser le jeu des grands partis européens. Sauf que depuis, sa proposition de créer des listes transnationales pour dépasser le clivage traditionnel gauche/droite à Strasbourg, a été rejetée par le Parlement lui-même. Et c'est donc bien le chef de file du parti qui arrivera en tête des élections européennes qui devrait être désigné pour prendre la tête de la Commission.

Quelles sont pour l'instant les autres têtes de liste ? Le Néerlandais Frans Timmermans, Spitzenkandidat des sociaux et démocrates du S&D, qui lui, n'a pas eu besoin de disputer de primaire. Les libéraux de l'ADLE, dirigés par le Belge Guy Verhostadt n'ont pas encore désigné leur candidat, dans l'attente d'une réponse de la République en Marche pour les rejoindre au sein du parti centriste européen. Alliance qui semble pour le moment encore assez floue et incertaine, le Président français souhaitant de son côté créer un nouveau groupe parlementaire. Projet pour lequel il lui faudra convaincre 25 délégués provenant d'au moins un quart des États membres. Emmanuel Macron a pour l'instant rencontré le Premier ministre néerlandais Mark Rutte en vue de son projet de nouveau parti centriste, mais les discussions n'ont pas encore abouti. Il est donc pour l'instant difficile de se prononcer sur le prochain Spitzenkandidat centriste, en fonction de ce que décideront l'ADLE et les députés de LaRem. 

Si Manfred Weber est donc pour l'instant le candidat le plus probable pour remplacer Jean-Claude Juncker, il devra cependant affronter les partis populistes, qui pourraient gagner de nombreuses voix lors des élections européennes.

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