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Les Allemands, eurosceptiques ?
"Le rapport à l'UE dépend du statut social", rapporte le Handelsblatt. "Un sondage révèle que parmi les personnes interrogées, la confiance dans l'Union européenne dépend de l'appartenance à une classe supérieure ou non". Alors que les élections européennes se rapprochent, la presse allemande s'intéresse de plus en plus au sentiment européen parmi sa propre population. Un récent sondage révèle ainsi que seuls 37 % des personnes interrogées considèrent que l'UE apporte plus d'avantages que d'inconvénients. Et 24 % pensent l'inverse. Tandis que 39 % considèrent qu'il y a un équilibre entre les avantages et les inconvénients. "Mais cette attitude face à l'UE dépend du niveau social, poursuit l'hebdomadaire. Ceux qui sont dans les classes les moins favorisées y voient davantage d'inconvénients". Cependant, selon l'enquête, 83 % des Allemands souhaiteraient une coopération plus approfondie entre les membres de l'UE. Pourtant, les instances européennes inspirent peu confiance... En tout cas moins que le gouvernement ou le Bundestag : "Seul un tiers des personnes interrogées expriment une grande ou très grande confiance dans la Commission européenne ou le Parlement européen".
Dans un autre article, le Handelsblatt se penche sur "la prochaine question épineuse dans les relations franco-allemandes" , à l'approche de la prochaine réunion de l'Eurogroupe, le 22 février prochain. "L'ordre du jour de la réunion comprendra la question controversée des droits de douane industriels avec les États-Unis". "L'Allemagne souhaite que l'UE trouve un accord rapide avec les États-Unis sur ce point. Les Allemands veulent montrer que l'UE pense ce qu'elle dit, en s'appuyant sur l'accord que le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a réussi à tirer des rencontres avec le Président Trump l'été dernier. Mais la France traîne des pieds". Pour le quotidien, elle préférerait attendre les élections européennes. Autre sujet de tensions potentielles : l'avenir du gazoduc Nord Stream 2 sur lequel les deux pays sont en désaccord.
Le Spiegel rapporte quant à lui le résultat d'une étude sur le marché du travail allemand : le pays aura besoin, dans les 40 années à venir, de 260.000 immigrants par an pour répondre à son besoin de main-d’œuvre, estime le document de la Fondation Bertelsmann. Et ce "malgré la retraite à 70 ans et un taux de natalité en hausse". "Sans l'immigration, l'offre de forces de travail, compte tenu du vieillissement de la population d'ici à 2060, serait d'environ 16 millions de personnes – presque un tiers – ce qui correspond à une forte baisse, rapportent les chercheurs". "Il est urgent de mieux organiser les installations en Allemagne", ajoute le rapport. Notamment en fonction du niveau de qualification recherché et en mettant en œuvre une politique attractive.
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