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Dividendes : "sky is the limit", sauf en France

Selon Janus Henderson, les dividendes mondiaux ont encore atteint un record au troisième trimestre, à 354,2 milliards de dollars. Si la période est traditionnellement plus calme en Europe, les chiffres ont été impactés par Carrefour en France, qui a réduit d’un tiers son dividende.
dividendes
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Si les grands gérants d’actifs, comme le CEO de BlackRock Larry Fink, répètent à l'envi qu’ils souhaitent voir les sociétés privilégier une vision à long terme, les dividendes ont encore de beaux jours devant eux. En témoigne le nouveau rapport Janus Henderson sur les dividendes mondiaux : au troisième trimestre, ils ont augmenté de 5,1 % à 354,2 milliards de dollars, soit un nouveau record historique pour un troisième trimestre. En sous-jacent, c’est-à-dire si l’on retraite les dividendes exceptionnels ou les effets de change, la hausse est même de 9,2 % au plan mondial !

Sans surprise, les États-Unis ont porté ce mouvement, notamment grâce à la distribution exceptionnelle de 5,3 milliards de dollars par le fabricant de boissons Dr Pepper Snapple, racheté par Keurig en début d’année pour plus de 18 milliards de dollars. La croissance américaine n’est certes que de 7,3 % en sous-jacent mais cela correspond au rythme du premier et deuxième trimestre, pour un total de 120 milliards de dollars sur le trimestre. Côté sectoriel, les semi-conducteurs, et en particulier Broadcom, ont tiré les statistiques du trimestre, mais la plus forte contribution provient toutefois du secteur bancaire. "Toutes les banques des États-Unis ont augmenté leurs distributions et, à elles toutes, ont versé 1,2 milliard de dollars de plus qu’au cours de la même période l’an passé", selon Janus Henderson, suivi par la santé, alors que l’automobile et les services publics stagnent. Si une seule société sur 70 a réduit son dividende outre-Atlantique, l’événement le plus marquant est bien sûr celui de General Electric, qui a réduit son dividende de moitié, soit une perte de plus d’un milliard de dollars pour ses actionnaires.

En Europe, la période est traditionnellement la plus calme de l’année côté dividendes, mais la hausse est tout de même de 10,4 % sur un an, à 19 milliards de dollars (soit 6 fois moins qu’aux États-Unis !). Les neuf dixièmes des sociétés européennes ont augmenté leurs dividendes au cours du trimestre, mais la France fait cette fois pâle figure : parmi les quatre sociétés françaises intégrées dans l’indice de Janus Henderson, Carrefour a réduit son dividende d’un tiers, "confronté à la croissance médiocre de ses ventes, à la baisse de ses marges et à la chute de ses bénéfices, en particulier en France, son marché de base". D’où un impact très négatif sur le total des dividendes, qui ont reculé de 9,7 % en sous-jacent en France sur le trimestre. Cela a réduit d’un point les performances européennes, mais ce contretemps sera ramené à 0,4 % sur l’année, selon le gérant d’actifs. C’est l’Espagne, qui lisse ses distributions sur l’année, qui a versé le plus de dividendes sur le trimestre, en hausse de 10,4 %, notamment Banco Santander et Repsol.

Au global donc, le troisième trimestre a été légèrement supérieur aux attentes de Janus Henderson, en particulier en sous-jacent, qui prédit un millésime 2018 très dynamique, en hausse de 8,5 % à 1.359 milliards de dollars. Et après ? L’incertitude est grande. "Les prévisions de croissance des bénéfices des sociétés pour 2019 commencent à être mises sous pression, vu que nous nous trouvons sur la fin du cycle économique. Ceci ne signifie toutefois pas que les bénéfices vont chuter mais plutôt que le rythme de la progression pourrait désormais être plus lent que prévu", conclut Ben Lofthouse, gérant actions internationales à fort rendement chez Janus Henderson.

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