Macro-économie / Taux / dividendes / Janus Henderson
Macro-économie / Taux
dividendes / Janus Henderson
Des dividendes records mais justifiés
Dévoilé pour la première fois en 2009, le Janus Henderson Global Dividend Index permet de noter l'évolution des dividendes reversés par les 1.200 sociétés aux plus importantes capitalisations boursières mondiales. Il atteint pour la première fois 190,1 (base 100 en 2009).
Globalement, les dividendes progressent plus ou moins partout. L'industrie pharmaceutique est en tête du classement, versant 1 dollar sur 8 au niveau international. Quant au secteur financier, c'est celui qui enregistre la croissance la plus importante en un an.
C'est surtout le cas en Amérique du Nord où le secteur bancaire (25 % de croissance) participe largement au 8,1 % de croissance des dividendes américains. Face à un dollar fort, les résultats des marchés émergents se sont trouvés affaiblis. De fait, ils chiffrent la croissance sous-jacente (ajustée) de dividendes la plus faible à 2,2 % soutenue par la performance de l'Inde. Faisant face au même problème, l'Europe (hors Royaume-Uni) a vu la croissance de ses dividendes sous-jacents tronqués à 5,3 % alors qu'ils atteignaient 9,2 % en dividendes totaux. C'est d'ailleurs encore plus frappant pour les entreprises britanniques qui opèrent avec une monnaie affaiblie par les incertitudes du Brexit. Elles avaient une croissance des dividendes totaux de 10,5 % pour finalement n'atteindre que 4,4 % de croissance sous-jacente.
En Asie, les entreprises ont surperformé la croissance mondiale. Les dividendes totaux ont progressé de 14,7 % par rapport au premier trimestre 2018. Au Japon, ils ont augmenté́ de 70 % par rapport à̀ 2014, contre une augmentation de 25 % dans le reste du monde. Cette solide performance s’est confirmé́e au premier trimestre. Quant à l'Australie, l'entreprise BHP à elle seule représente un tiers des dividendes payés sur le pays-continent qui ont progressé de 5,4 %.
Si depuis 2015 les dividendes mondiaux ne cessent de croître, ce semestre enregistre cependant la plus faible croissance depuis deux ans. Seulement ils "ont augmenté de façon extrêmement rapide au cours des deux dernières années et le ralentissement auquel nous assistons n'est donc pas une source d'inquiétudes", estime Ben Lofthouse, directeur de la gestion actions internationales à fort rendement chez Janus Henderson.
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