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IPO / Janus Henderson / dividendes / France

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Janus Henderson / dividendes / France

Dividendes : la France, locomotive d'une Europe atone

Selon le rapport annuel de Janus Henderson, les dividendes mondiaux ont augmenté de 3,5% en 2019, touchés par la force du dollar, et surtout ont doublé sur dix ans. S’ils ont été tirés par les États-Unis et le Japon, la France a battu son propre record.
dividendes
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Les dividendes restent un outil privilégié de distribution aux actionnaires, comme en témoigne le rapport annuel que vient de publier Janus Henderson. Certes, la hausse des dividendes mondiaux a légèrement ralenti l’an passé, en hausse de 3,5% à 1.430 milliards de dollars. Mais ce chiffre a été affecté par la force du dollar – devise principale de versement des dividendes – ainsi que par la hausse des dividendes exceptionnels, si bien que l’augmentation sous-jacente a en réalité été de 5,4%.

Cette augmentation est la plus basse depuis 2016, ce qui est la conséquence du ralentissement de l’économie mondiale l’an passé, en particulier en Chine, en Europe et en Grande-Bretagne. Côté sectoriel, les pétrolières ont connu la plus forte hausse, de 10% en sous-jacent, tandis que les télécoms ont été dans le rouge et les matériaux de base ont enregistré la plus forte baisse sous-jacente l’an passé, en raison des chutes de prix (-4,6 %).

Les États-Unis continuent de mener le bal des dividendes mondiaux en volume (+6,8 % en sous-jacent en 2019), soit un record de 490 milliards de dollars, porté en particulier par les banques américaines, même si leur croissance a ralenti au second semestre. Mais c’est surtout le Japon qui a connu la plus forte dynamique de versements l’an passé (+8,4 %) et qui se place en tête des hausses sur dix ans. L’Europe a été touchée par l’essoufflement de la croissance dans la région, en baisse de 2% mais en hausse de 3,8 % retraité de la faiblesse de l’euro.

Dans le Vieux Continent atone, c’est la France qui s’en sort avec les honneurs : les dividendes ont augmenté de 4,6 % en sous-jacent à 63,9 milliards de dollars, soit un nouveau record historique pour l’Hexagone. "La France est le principal payeur de dividendes en Europe et, grâce aux importants dividendes extraordinaires de Natixis et d’Engie, a été le seul pays à afficher des paiements record en 2019", indique le rapport. Ainsi, sept sociétés sur les 10 de l’indice ont augmenté leurs dividendes sur un an et seule EDF l’a réduit l’an passé.

Sur une décennie, les dividendes mondiaux ont ainsi doublé depuis le faible niveau de 2009 (+95 % et +97 % en sous-jacent). Si bien qu’au total, les sociétés mondiales ont versé le chiffre vertigineux de 11.400 milliards de dollars de dividendes à leurs actionnaires. Certes, la croissance est légèrement plus faible du fait du ralentissement de la croissance mondiale, mais elle reste conforme à son niveau de long terme. Une situation qui devrait perdurer, selon Janus Henderson, qui anticipe une hausse de 3,9 % des distributions – et 4 % en sous-jacent - en 2020, à 1.480 milliards de dollars. Et de conclure que "les choses sont en bonne voie pour que les dividendes atteignent, en 2020, un nouveau montant historique pour la cinquième année consécutive". De quoi alimenter le débat actuel sur les allocations de capitaux sur le long terme, nourri par le géant BlackRock.

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