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Dividendes : c’est reparti

Les distributions ont rebondi au deuxième trimestre, au point que 2021 pourrait représenter le deuxième millésime le plus élevé depuis 2009, estime Janus Henderson dans son étude trimestrielle mondiale.

Les entreprises cotées n’ont pas attendu la fin de la pandémie pour reprendre leur politique de distribution des bénéfices. Après la parenthèse observée l’année dernière, le montant total des dividendes est reparti à la hausse et devrait rattraper son niveau d’avant-crise.

Selon l’étude Janus Henderson Global Dividend Index (JHGDI), réalisée par Janus Henderson, l’une des principales sociétés de gestion au monde, les dividendes distribués par les sociétés devraient atteindre 1.390 milliards de dollars (1.190 milliards d’euros) dans le monde en 2021, ce qui représenterait une croissance de 10,7 % par rapport à 2020. Cette somme est inférieure de seulement 3 % au record établi en 2019 et il constitue le deuxième montant le plus important depuis que Janus Henderson publie cette étude, c’est-à-dire 2009.

"La reprise des dividendes est bien plus solide que prévue", indiquent les rédacteurs de l’étude, qui ont réévalué leur estimation pour l’année de 2,2 % depuis le JHGDI précédent, publié au mois de mai. Ce en raison d’un deuxième trimestre très dynamique : le montant versé totalise 472 milliards de dollars, bondissant de 26,3 % sur un an glissant (soit une croissance sous-jacente, hors effets de change, dividendes extraordinaires et effets calendaires, de 11,2 %).

L’Europe se distingue

Le rebond observé au deuxième trimestre a été porté par l’Europe. Les dividendes ont bondi de 66,4 % en Europe continentale et de 61 % au Royaume-Uni, tandis que la progression a été plus modeste en Amérique du nord (+5 %) et au Japon (+0,4 %).

Cette différence flagrante s’explique par un effet de base très différent : l’année dernière, les dividendes nord-américains avaient bien mieux résisté que les dividendes des sociétés européennes – ils n’ont pas subi les mêmes restrictions que de ce côté-ci de l’Atlantique, où les gouvernements et les régulateurs avaient poussé à la modération, voire conditionné les aides publiques à l’absence de versement de dividendes. La distribution s’était en effet effondrée de 52 % pour les sociétés d’Europe continentale au deuxième trimestre 2020, au plus fort du confinement, en glissement annuel et de 53 % pour les entreprises établies au Royaume-Uni. "Les sociétés qui ont repris les paiements totalisent 33,3 milliards de dollars de dividendes versés, ce qui correspond aux trois-quarts de la croissance sous-jacente du deuxième trimestre", indiquent les rédacteurs l’étude.

Les contraintes imposées par les autorités à l’égard des banques – celles-ci "ont représenté la moitié de la baisse des dividendes mondiaux l’an dernier", rappelle le JHGDI – sont progressivement levées. La flambée des prix des matières premières a également favorisé les versements des groupes miniers.

Ce rebond pousse à l’optimisme pour le reste de l’année, les tendances macro-économiques étant également favorables. "Les ménages disposent d’une épargne sans précédent et ils ont un désir latent de dépenser, ce qui aura une incidence positive sur les bénéfices des sociétés", observent-ils. S’étant rués sur le marché obligataire depuis la crise pour protéger leur trésorerie, les sociétés regorgent également de liquidités. Dans la précédente JHGDI, les professionnels du gestionnaire évaluaient à 5.200 milliards de dollars le total de liquidités détenues par les entreprises sur leurs bilans. Une partie sera immanquablement consacrée aux dividendes.

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