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Asset, Management / Elliott / Pernod-Ricard / Telecom Italia / Vivendi / Minc

Asset, Management
Elliott / Pernod-Ricard / Telecom Italia / Vivendi / Minc

Elliott écrit à WanSquare

Le fonds activiste, qui ne supporte aucune critique, nous fait part de son quatrième droit de réponse en trois mois, qui mélange Telecom Italia et Pernod-Ricard. Qui trop embrasse mal étreint...

Dans un article publié le 27 janvier 2019 et intitulé "La crise s’éloigne pour Macron", WanSquare fait référence aux relations entre Vivendi et Elliott au sein du capital de Telecom Italia (TIM), d’une part, et à la prise de participation d’Elliott dans le groupe Pernod-Ricard, d’autre part.

Il est faux de prétendre, comme le fait WanSquare, qu’Elliott aurait procédé à une "vaste manipulation de cours au détriment des plus modestes actionnaires de TIM". À aucun moment Elliott ne s’est livrée à une manipulation du cours Telecom Italia. À cet égard, il convient de rappeler que les intérêts d’Elliott, en tant qu’actionnaire de Telecom Italia, sont alignés avec les intérêts des autres actionnaires.

Il est également faux d’indiquer que le bilan financier d’Elliott serait catastrophique. En réalité, les fonds Elliott ont obtenu en 2018 un rendement positif.

Il est enfin faux de prétendre qu’Elliott aurait prononcé des "injonctions " quelconques ou mis en place des "manœuvres d’intimidation" à l’égard de la direction de Pernod-Ricard.

Respectueuse du droit et de la liberté d’informer, Elliott est attachée à ce que les informations publiées concernant ses activités soient exactes et précises.

 

N.D.L.R. WanSquare est très honoré de l’assiduité avec laquelle Gordon Singer dévore ses dépêches et ses éditoriaux. Ce qui témoigne de notre influence au-delà de la Métropole. En raison de l'exactitude et de la précision de nos analyses.

Elliott rappelle dans cette missive que ses intérêts sont alignés avec ceux des autres actionnaires de Telecom Italia. C’est faux et Gordon Singer le sait très bien, puisque si Elliott détient environ 8 % du capital de l’opérateur italien, il a pris soin de se couvrir habilement contre une forte baisse du cours, en jouant sur les produits dérivés. Ce qui a permis à Elliott de commencer à déboucler récemment certaines de ses positions en profitant du très bas cours de Telecom Italia pour se renforcer à bon compte. De facto la baisse du cours lui a fait gagner de l’argent sur une partie importante de sa participation alors que les autres actionnaires, eux, n’ont plus que leurs yeux pour pleurer. Ce n’est sûrement pas ainsi qu’Elliott sauvera le capitalisme européen de ses prétendus mauvais gestionnaires, comme son conseiller, Alain Minc, l’expliquait jeudi sur BFM Business.

Nous confirmons bien entendu qu’Elliott a expliqué à Pernod-Ricard qu’il lui fallait se séparer d’un certain nombre de ses collaborateurs, que le groupe devait procéder à des délocalisations et étudier des scénarios de spin-off, avec la menace latente d’un soutien du groupe Diageo. En français, cela s’appelle de "l’intimidation". Mais les très bons résultats semestriels de Pernod-Ricard montrant à tous que les conseils d’Elliott sont plus que superflus, nous comprenons tout à fait le désarroi de Gordon Singer qui s’est fourvoyé dans ce dossier, et qui va pouvoir se consoler avec une très belle plus-value, puisque le cours de Pernod-Ricard est supérieur de 10 % environ à son prix moyen d’achat de fin octobre dernier.

Cette plus-value sera effectivement nécessaire pour compenser les résultats très décevants d’Elliott au cours de l’année passée. Selon un rapport publié le mois dernier par LCH Investments, les revenus de ce fonds de 34,7 milliards de dollars ont augmenté d'un peu plus de 2 % en 2018, soit… quatre fois moins que l’action Pernod-Ricard !

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